Des œuvres rares d'Antoine de Saint-Exupéry mises aux enchères | Livres Hebdo

Par Sophie Gindensperger, le 22.05.2018 à 18h01 (mis à jour le 22.05.2018 à 19h00) Enchères

Des œuvres rares d'Antoine de Saint-Exupéry mises aux enchères

Artcurial propose notamment aux enchères un brouillon de deux pages du Petit Prince. - Photo © ARTCURIAL

Le 16 juin, Artcurial organise une importante vente aux enchères dans le cadre de la dispersion des Collections Aristophil.

Rarement autant d'œuvres autographes de l'auteur du Petit Prince ont été réunies dans une vente aux enchères. Le 16 juin, Artcurial organise la vente de 49 pièces, dans le cadre de la dispersion des Collections Aristophil.

Avec comme thématique l'Histoire postale, la vente va s'articuler autour de Charles Lindbergh, Jean Mermoz ou encore les frères Wright. Mais c'est vers les œuvres d'Antoine de Saint-Exupéry, auteur du livre le plus traduit après la Bilble, que vont se tourner tous les regards.
 
Photo © ARTCURIAL


Artcurial propose notamment aux enchères un brouillon de deux pages du Petit Prince, comprenant des passages inédits et des variantes du texte publié en avril 1943 (estimation: 180 000 – 250 000 euros). Par ailleurs, l’œuvre illustrée de l’auteur est particulièrement représentée. Les traits du Petit Prince, exécutés à l’aquarelle, sont notamment visibles sur une correspondance d’Antoine de Saint Exupery à une jeune femme (11 pages, estimation: 150 000 – 200 000 euros), vers 1942. Il s’agit probablement de la dernière correspondance de l’auteur avant sa disparition. Elle dévoile un poète tourmenté par un amour impossible, se réfugiant dans la peau de son célèbre personnage. Carnet de croquis, dessins originaux et brouillons autographes complètent cette vente exceptionnelle. 

La société Aristophil, spécialisée dans les ventes de manuscrit en indivision, avait été placée en liquidation judiciaire en août 2015, après qu'elle a lésé 18000 épargnants, et ce pour un préjudice total dépassant les 800 millions d'euros. Les collections restantes, largement surévaluées par l'ancien dirigeant de la société, ont commencé à être mises aux enchères en décembre, dans le but de rembourser les épargnants spoliés. Leur vente devrait s'écouler sur plusieurs années. 

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