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Des livres et du thé à Rocheservière

La vitrine de la nouvelle librairie de Rocheservière, en Vendée. - Photo DR

Des livres et du thé à Rocheservière

Ouvert le 12 novembre, Le Livre dans la théière se veut, dans une commune rurale de Vendée, une alternative vivante et conviviale à la vente de livres en ligne.

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Par Cécile Charonnat,
Créé le 15.11.2013 à 16h41,
Mis à jour le 15.11.2013 à 17h00

A mi-chemin entre Nantes et la Roche-sur-Yon, Rocheservière (85), commune de 3000 habitants couvrant un bassin de population de 25000 habitants, constitue, selon Christel Rafstedt, «un triangle des Bermudes littéraire. Le seul accès au livre, c’est Internet. Si on veut une autre offre, il nous faut ouvrir nous-mêmes nos commerces.»
 
Forte de cette analyse, l’ancienne directrice de communication et adjointe au maire de Rocheservière, fortement impliquée dans le tissu associatif local, a pris, il y a deux ans, le taureau par les cornes. Le 12 novembre, elle a levé le rideau de sa librairie, Le Livre dans la théière.
 
Situé en plein centre de la petite cité de caractère, le magasin propose, sur 50 m2, un assortiment de 3500 références centrées sur la jeunesse, la BD et la littérature adulte, science-fiction et policier compris. Au-delà de l’offre en livres, la librairie se veut également un lieu de vie et de rencontres et accueille un salon de thé.
Diversité éditoriale en milieu rural
Le projet de Christel Rafstedt repose sur un pari, «celui de permettre une diversité éditoriale en milieu rural tout en contribuant au développement du tissu économique». La libraire en herbe de 51 ans s’est notamment inspirée de l’expérience de Michèle Germain, qui a ouvert il y a cinq ans à Saint-Florent-le-Vieil sa librairie-goûter, le ParChemins, et chez qui elle effectué un stage après sa formation à l’INFL.
 
Au rang des muses figure également Christelle Hébrard, fondatrice du Verbe du soleil à Porto-Vecchio en Corse. «Elle a réussi à faire une librairie pour tous tout en restant exigeante, grâce à sa passion des livres et son amour des gens. J’aimerais arriver à cela avec Le Livre dans la théière», explique Christel Rafstedt.
 
Disposant d’un petit pécule, la libraire a pu financer à 80% les 100000 euros déboursés pour réaliser son projet, le reste provenant d’un emprunt bancaire. La Drac a également apporté son concours via une subvention à l’équipement. Cette aide, non budgétée, a permis à Christel Rafstedt, qui ne se rémunère pas via la librairie, d’embaucher à mi-temps une jeune diplômée de l’INFL, Astrid Guilbault, un emploi qu’elle souhaite pérenniser à condition de réaliser son premier prévisionnel, fixé à 150000 euros.

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