Enquête

BD/Mangas : retour sur Terre 

BD/Mangas : retour sur Terre 

Olivier Dion

BD/Mangas : retour sur Terre 

Après deux années folles, le marché de la bande dessinée et du manga est revenu en 2022 à des flux plus classiques. Mais toujours bien supérieurs à ceux d'avant la pandémie. Si la BD franco-belge se cherche un second souffle, un seuil a été franchi par le manga, alors que les éditeurs lorgnent la jeunesse et le webtoon comme leviers de croissance, mais à quel prix ? Tour d'horizon, alors que s'ouvre mercredi 25 janvier le 50e Festival international de la BD d'Angoulême. 

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Par Benjamin Roure,
Créé le 23.01.2023 à 17h48

Cette enquête est à retrouver dans LH Spécial BD et Manga publié le 19 janvier. 

 

On dit que le plus dur, ce n'est pas la chute, c'est l'atterrissage. Après deux années en orbite à des altitudes inédites, le marché de la bande dessinée et du manga entame une redescente en douceur. « C'est le retour à la vraie vie, et même si on termine l'année sur une croissance nulle, on retient les +40 % depuis 2019 », résume Olivier Sulpice, P-DG de Bamboo, donnant un peu la tendance générale. Certains étaient montés si haut qu'ils ne peuvent qu'enregistrer un tassement logique - Ki-oon et Kana, notamment, qui avaient connu des progressions de +135 % et +100 % l'an dernier -, d'autres bénéficient d'un calendrier de sorties favorables, tels Futuropolis (2022 restera comme le deuxième meilleur exercice de la maison !), Le Lombard, ou Dargaud grâce au phénomène Le monde sans fin. D'autres encore voient leur année grevée par des accidents, tels Dupuis avec la non-sortie d'un nouveau Gaston Lagaffe, ou Ankama avec le départ du label 619 pour Rue de Sèvres. S'ajoutent à cela les tensions sur le papier et la flambée des coûts de l'énergie, ainsi qu'une production toujours massive. Un cocktail explosif pour les plus fragiles et surtout une « vraie difficulté à prédire le niveau d'activité sur 2023 », lâche Nicolas Ducos, directeur commercial et marketing de Kana et du Lombard. « On ne peut pas se plaindre des niveaux de vente de la BD, mais si l'activité doit ralentir fortement, l'impact n'

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