Un magasin à la mode de Balzac

Devanture du magasin La comédie humaine (c) La comédie humaine sur leur pinterest

Un magasin à la mode de Balzac

Sébastien Vietti est l'un des quatre créateurs de « La Comédie humaine », une marque de vêtements inspirée par l'univers d'Honoré de Balzac. Leur magasin vient d'ouvrir à Paris.

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Créé le 16.10.2012 à 00h00,
Mis à jour le 16.10.2012 à 00h00

« La Comédie humaine » est une marque de prêt-à-porter pour "hommes élégants", qui a été créée il y a un an. Sébastien Vietti, l'un des créateurs de la marque, a ouvert le 6 octobre dernier un magasin 24 rue Yves Toudic dans le 10e arrondissement de Paris. Cette ligne de vêtements est inspirée par Honoré de Balzac, qui décrit la société de son époque dans La Comédie humaine, mais aussi les vêtements de ses contemporains. "Nous nous servons de dessins de J.J. Grandville, qui a illustré au XIXe siècle des oeuvres de Balzac, qui constituent l'iconographie de la marque" précise-t-il pour décrire l'environnement du magasin. Livres Hebdo lui a posé trois questions.

Livres Hebdo : Qu'est-ce qui vous plaît chez Balzac ?


Sébastien Vietti : Il a été l'un des premiers journalistes de mode, et il incarne une élégance et un savoir-faire français. Il s'est aussi ruiné chez les tailleurs. Dans ses romans, Balzac décrit très précisemment les vêtements et analyse le rôle social de la façon de s'habiller. Nous nous inspirons de son Traité de la vie élégante (1830), que nous rééditons, et de ses articles de presse.

LH : Quels articles proposez-vous ?


SV : Tous sont fabriqués en France. Nous vendons sur notre site web des tee-sirts que nous appelons en français « maillots à manches courtes », sur lesquels se trouvent des illustrations de Grandville, un coq balzacien par exemple, tiré des Scènes de la vie privée et publique des animaux (1842).

Nous vendons des chemises « Rastignac » à faux col : à l'époque, on portait des cols amidonnés ; nous vendons en fait des chemises col mao et différents cols d'autres part - col « Eugène », col « Félix », col « Henri »... -, ce qui permet de les utiliser comme des accessoires.

Nous proposons aussi un sac en cuir « M. de Breugnol » : il s'agit du pseudonyme que Balzac utilisait pour échapper à ses créanciers. Il rangeait alors son matériel pour écrire et ses manuscrits dans un tel sac.

LH : Dans une telle démarche, comment ne pas être anachronique ?


SV : Nous essayons d'être élégants pour éviter d'être « tendance ». Notre site web, moderne, peut intéresser aussi bien un jeune homme de vingt ans qu'un homme de quarante ans. Balzac a vécu à l'époque des dandys. Nous essayons de réinterpréter les classiques pour qu'ils redeviennent à la mode.
16.10 2012

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