Stephen King est à Paris | Livres Hebdo

Par Claude Combet, le 12.11.2013 à 20h01 (mis à jour le 13.11.2013 à 09h45) Evénement

Stephen King est à Paris

Pendant la conférence de presse de Stephen King. - Photo OLIVIER DION

A l’occasion de la publication de Docteur Sleep, la suite de Shining, chez Albin Michel, Stephen King est en France pour la première fois. Il a donné une conférence de presse le mardi 12 novembre 2013, devant des journalistes du monde entier.

«Je ne comprends pas pourquoi il y a tellement de monde, j’ai l’impression d’être Justin Bieber alors que je suis juste un vieil écrivain lessivé» a déclaré Stephen King, lors de la conférence de presse qu’il a donnée le mardi 12 novembre 2013 à Paris. L’auteur de Carrie venait pour la première fois en France, à l’occasion de la sortie le 30 octobre chez Albin Michel de Docteur Sleep, la suite de Shining.

Mêlant informations sérieuses sur ses débuts, l’écriture, la violence, il a fait rire la salle par ses références à l’âge (notamment de Paul Simon et de Paul McCartney, qui ont écrit des chansons sur le sujet), en évoquant les innombrables adaptations de Carrie«j’attends le spectacle de marionnettes» a-t-il déclaré —, ou les pouvoirs qu’il souhaiterait avoir, — il choisit «la capacité de retrouver les choses perdues. Comme tous les hommes, je suis atteint de ce que ma femme appelle la cécité du réfrigérateur, celle qui fait que je cherche la moutarde devant mon nez...»

Faire revivre Danny Torrance dans Docteur Sleep  «a été un défi». «Docteur Sleep n’est pas un livre sur l’alcoolisme mais l’alcoolisme étant héréditaire, je me suis souvent demandé ce qu’il était devenu. Par ailleurs, je le fais revenir sur les lieux de l’Overlook au Colorado, qui brûle dans le livre (Kubrick l’a imaginé sous la glace), et je boucle la boucle» raconte-t-il.

La fiction historique, c’est trop de boulot Stephen King


Interrogé sur l’écriture, il souligne : «J’ai toujours pensé qu’il fallait montrer les choses plutôt que de les raconter. La lecture est une expérience émotionnelle, je veux que vous ayez la chair de poule, que vous ayez les larmes aux yeux» et insiste sur l’empathie qu’il veut provoquer chez le lecteur. Evoquant 22/11/63 ( paru en février chez Albin Michel ), son précédent livre sur l’assassinat de John F. Kennedy, salué par la critique, il dit être fasciné par ce «moment-clé de l’histoire du monde» mais avoue que «la fiction historique, c’est trop de boulot ».

La conférence de presse a inauguré une visite parisienne qui se poursuit mercredi 13 novembre par une séance de dédicaces au MK2 Bibliothèque, de 13 h à 15 h (la rumeur dit que des fans venus en bus ont prévu de planter leur tente devant le cinéma), et samedi 16 novembre par une soirée au Grand Rex. Enfin, ses lecteurs pourront aussi le voir mercredi 13 à la télévision au JT de TF1, jedui 14 à « La grande librairie » de François Busnel sur France 5, ou l’écouter sur France Inter vendredi 15 dans la matinale de Patrick Cohen ou sur le Mouv'.

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