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Acquéreur de Soleil à la fin de juin dernier (1), Guy Delcourt s'est attaché depuis à "mettre l'entreprise en ordre de bataille pour préparer ses succès futurs", indique-t-il. Le P-DG de Delcourt passe deux jours par semaine dans sa nouvelle filiale, l'un à son siège de Toulon, l'autre à son bureau parisien. "Mon intervention éditoriale est limitée", assure l'éditeur qui préfère "renouveler plutôt que changer" l'orientation de la maison, qui enregistre une "légère baisse" de chiffre d'affaires en 2011. "Nous avons surtout travaillé sur l'organisation pour clarifier les fonctions éditoriales, marketing et commerciales, renforcer la structure, les process et les outils de travail ainsi que la circulation de l'information, notamment sur les ventes", précise-t-il. L'identité de "Soleil Celtic" a été consolidée. Une collection "Soleil ésotérique" a été créée. Surtout, des chantiers ont été lancés pour intégrer Soleil au groupe Delcourt : informatique, uniformisation de la gestion des droits d'auteur... "A terme, en commençant par l'unification de la direction financière, de la comptabilité et de la comptabilité auteurs, il y aura un seul service administratif", annonce Guy Delcourt. Les droits dérivés et audiovisuels ont été regroupés chez Delcourt sous la houlette de Juliette Mathieu. En revanche, Soleil conserve son propre service de cessions de droits à l'étranger, comme tous ses services "identitaires" (éditorial, fabrication, commercial, marketing, communication...). Le P-DG du groupe a seulement incité les équipes de Delcourt et Soleil à se rencontrer et à se parler, "ce qui s'est fait de manière informelle".
(1) Voir "Sous le soleil", dans LH 872, du 1.7.2011, p. 55.

