Québec : création d'une commission parlementaire sur le prix unique du livre

Pauline Marois

Québec : création d'une commission parlementaire sur le prix unique du livre

Dans son discours d'ouverture, la nouvelle Première ministre a évoqué le prix unique du livre, le soutien à l'exportation des oeuvres et protection et la promotion de la diversité culturelle dans l'éventuel accord de libre-échange Canada-Union européenne.

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Par Vincy Thomas,
avec vt,
Créé le 06.11.2012 à 00h00,
Mis à jour le 06.11.2012 à 00h00

Lors de son discours à l'occasion de l'ouverture de la 40e législature de l'Assemblée nationale, le 31 octobre, la première ministre du Québec Pauline Marois a fait une large place à la culture.

Elle a ainsi annoncé la création d'une "commission parlementaire sur la pertinence d'une loi sur le prix unique du livre et de ses impacts", pour "appuyer nos auteurs, éditeurs et libraires."

Dans un communiqué émis le lendemain, les associations professionnelles du livre (ADELF, UNEQ, ANEL, ALQ, Coopsco, Réseau Biblio du Québec et les BPQ) se sont félicités de la concrétisation de cet engagement électoral (lire notre actualité du 5 septembre).

"Par cette annonce rapide, le gouvernement indique clairement qu'il est bien conscient de l'urgence d'agir afin d'éviter de fragiliser davantage une industrie qui emploie 12 000 personnes", indique Pascal Chamaillard, président de l'Association des distributeurs exclusifs de livres en langue française (ADELF). Le chiffre d'affaires annuel du Livre s'élève à près de 800 millions de dollars canadiens.

Leur communiqué souligne que les associations ont demandé "au gouvernement de légiférer pour limiter à 10% le rabais maximal qu'un détaillant peut offrir au cours des neuf mois suivant la publication d'un livre. Par la suite, tous les rabais seraient autorisés." Cette requête a reçu l'appui de nombreux écrivains et personnalités du secteur, au Québec comme en France (voir le site Nos livres à juste prix). Parmi eux, Michel Tremblay évoque "un pas dans la bonne direction" de la part du gouvernement.

Pauline Marois a aussi décidé de "mieux soutenir l'exportation des oeuvres et des produits culturels québécois pour permettre à nos créateurs de poursuivre leur carrière à l'international et favoriser le rayonnement du Québec dans le monde." L'ANEL s'en est réjouit en expliquant que "les livres [québécois] rivalisent de qualité et d'élan créatif avec ce qui se fait ailleurs dans de grands marchés, mais malheureusement la petite taille du nôtre exige un soutien solide de l'état, autant à la source que dans l'exploration de débouchés extérieurs. Cette bonification est plus que nécessaire."

Enfin la Première ministre souhaite "que la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles soient inscrites dans l'éventuel accord de libre-échange Canada-Union européenne."


06.11 2012

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