Pour Serge Eyrolles, « Il ne faut pas toucher à la loi sur le prix unique »

Serge Eyrolles © Olivier Dion.

Pour Serge Eyrolles, « Il ne faut pas toucher à la loi sur le prix unique »

La ministre de la Culture, Christine Albanel, se dit prête à discuter d'une éventuelle modernisation de la loi sur le prix unique. A l'inverse, le président du Syndicat national de l'édition, Serge Eyrolles, estime qu'il ne faut surtout pas y toucher.

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Par Clarisse Normand,
avec cn,
Créé le 09.06.2008 à 00h00,
Mis à jour le 09.06.2008 à 00h00

Dans un entretien paru lundi 9 juin dans Les Echos, Serge Eyrolles, président du Syndicat national de l'édition (SNE), prend fermement la défense de la loi Lang. Il déclare : « Il ne faut en aucun cas toucher à une loi qui a fait ses preuves, même si elle a vingt-cinq ans. Ce serait irresponsable. »

Il répond ainsi à une tribune de la ministre de la Culture, Christine Albanel, qui se dit prête à discuter de l'éventuelle nécessité d'adapter la loi sur le prix unique. Dans Le Monde du vendredi 6 juin, elle explique en effet : « La loi Lang a plus d'un quart de siècle. Peut-être devons-nous l'adapter, pour qu'elle continue de jouer pleinement son rôle dans le nouveau paysage du livre qui est en train de se dessiner avec l'apparition d'Internet. Je suis ouverte à la discussion, et je souhaite que le Conseil du livre, que j'installerai à la fin du mois de juin, se saisisse de ce sujet : si la modernisation de cette loi se révèle nécessaire, elle se fera ainsi en toute transparence, en concertation avec l'ensemble du secteur. Elle ne se fera pas à la va-vite, au détour d'une loi qui vise à moderniser notre économie et non à mettre en péril le livre et la librairie. »

Venant en conclusion d'une tribune qui ne laisse planer aucune ambiguïté sur la nécessité de la loi Lang, ces propos sont une manière de dire qu'il n'y a pas de tabou sur le sujet. Toutefois, ils prennent une résonnance particulière dans le contexte actuel. Un amendement visant à réduire à un an la durée du prix fixe des livres, fixé à deux ans par la loi de 1981, doit être étudié ces prochains jours dans le cadre la loi de modernisation de l'économie. Il a soulevé un tollé général de la part des professionnels.


09.06 2008

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