Paulo Coelho demande pardon à la France | Livres Hebdo

Par Nicolas Turcev, le 27.08.2019 à 16h09 (mis à jour le 27.08.2019 à 17h00) Diplomatie

Paulo Coelho demande pardon à la France

Paulo Coelho. - Photo A. FÉVRIER/FLAMMARION

Dans un message vidéo posté lundi, le célèbre écrivain s’excuse des commentaires sexistes formulés par le président brésilien Jair Bolsonaro à l’encontre de Brigitte Macron.

"Je présente mes excuses à mes amis français. […] Pardonnez-moi, pardonnez-moi mille fois." Dans un message vidéo publié le lundi 26 août sur Twitter, l’écrivain brésilien Paulo Coelho a demandé pardon au président Emmanuel Macron et à son épouse, Brigitte Macron, pour "l’hystérisme" du chef d’Etat brésilien Jair Bolsonaro. Plus tôt dans la semaine, l’élu d’extrême droite a approuvé un commentaire sexiste posté sur Facebook se moquant de l’âge de la Première dame française.
 
"Alors que l’Amazonie brûle, ils ne font qu’insulter, nier, disent n’importe quoi pour éviter de prendre leurs responsabilités. C’est un moment de ténèbres au Brésil, ça va passer comme la nuit passe. En attendant, je vous présente mes excuses pour ce moment ridicule", a déclaré l’auteur de L’alchimiste (Anne Carrière, 1994) dans la langue de Molière. Le prochain ouvrage de l'écrivain aux 225 millions de livres vendus dans le monde, le recueil de contes La voie de l'archer, paraitra le 30 octobre chez Flammarion.
 
Bolsonaro, "l'idiot"

Invité à s’exprimer en marge du G7 qui se tenait ce week-end à Biarritz sur les déclarations de son homologue brésilien, Emmanuel Macron a qualifié ces propos de "tristes". "Mais c’est surtout triste pour les Brésiliens, a-t-il ajouté. Je pense que les femmes brésiliennes ont honte de lire ça venant de leur président. J’espère que le peuple brésilien aura très rapidement un président qui se comporte à la hauteur."
 
Les citoyens brésiliens, justement, se sont mobilisés sur les réseaux sociaux autour du mot-dièse #DesculpaBrigitte (#PardonBrigitte), et ont à leur tour présenté leurs excuses, parfois en français. Faisant écho aux propos de Paulo Coelho, ils disent avoir "honte" de leur président et dénoncent à l'unisson les propos d’un "idiot", voire d’un "usurpateur" qui ne "représente pas le peuple brésilien".
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