Papier et numérique sont "complémentaires" | Livres Hebdo

Par Cécilia Lacour, le 15.11.2016 à 18h45 (mis à jour le 15.11.2016 à 19h00) Colloque

Papier et numérique sont "complémentaires"

Guillaume Musso. - Photo J.-M. PERRIER

Au cours d'un colloque organisé par Culture Papier et soutenu par Guillaume Musso, l'opposition entre les formats papier et numérique des livres a été soulevée. 

Lors du colloque organisé, le 15 novembre, par l’association Culture Papier pour promouvoir le livre et l’imprimé, à laquelle Guillaume Musso était présent, des rencontres avec Laurence Engel, présidente de la Bibliothèque nationale de France (BnF), et Coralie Piton, directrice de la stratégie et du livre à la Fnac, ont permis de soulever l’épineux problème de l’opposition entre les livres au format papier et numérique.
 
Selon Laurence Engel, "la transition vers le numérique est vitale pour les bibliothèques", gardiennes de l’accumulation du savoir, tout en insistant sur le rôle de la bibliothèque numérique Gallica, lancée par la BnF en 1997, qui possède "un fonds cohérent".

L'importante question du référencement

Cependant, "la grande bataille aujourd’hui n’est pas celle du numérique mais celle du référencement afin que nos collections soient visibles et accessibles sur les moteurs de recherche", affirme-t-elle avant d’ajouter qu’il n’y a "pas d’opposition entre le papier et le numérique".
 
Alain Kouck, président du groupe Editis et président de Culture Papier, approuve ces propos en assurant que "le papier ne peut pas avoir peur du numérique car il résiste. Papier et numérique sont complémentaires".
 
D’un point de vue économique, le numérique n’a pas beaucoup pénétré le marché du livre. "Le poids du numérique dans le chiffre d’affaires du livre était de 2 % fin 2014 alors qu’il représente un tiers, voire la moitié, de celui de la vidéo, de la musique et des jeux vidéo", explique Coralie Piton, directrice de la stratégie et du livre à la Fnac.
 
Les lecteurs choisissent le support papier

Pour elle, cette faible pénétration du numérique du premier produit culturel français, s’explique par une forte concentration du nombre de librairies par habitant mais également à un choix des lecteurs. "Pour eux, le contact avec le support papier est très important. De plus, il est plus facile d’appréhender la durée de la lecture avec un livre qu’avec une liseuse", assure Coralie Piton.
 
Dernier argument : le budget. "Un lecteur moyen achète une dizaine d’ouvrages de qualité, sortis récemment, pour un budget annuel moyen de 120€. Or, c’est le prix, à l’année, des offres par abonnement en ligne qui proposent, eux, un catalogue assez pauvre", analyse-t-elle.
 
Présent pour soutenir la promotion du papier, l’écrivain à succès Guillaume Musso a finalement conclu que "dans ce siècle saturé par les réseaux sociaux et l’information, le livre papier permet de figer le temps. C’est une bulle où le temps est ralenti. Condition sine qua none pour pouvoir rêver".

Sur les mêmes thèmes (30 articles)

close

S’abonner à #La Lettre