Jürgen Boos - Les acteurs numériques font désormais partie du paysage et les professionnels du livre savent désormais travailler avec eux. Ce n’est plus un sujet de débat. Ce qui l’est plus, c’est la manière dont les politiques peuvent s’adapter à ces nouveaux acteurs. Bruxelles cherche à légiférer sur la TVA, sur le droit d’auteur, le monopole d’Amazon ou de Google. Nous attendons des directives, et les gouvernements locaux regardent vers la France. Généralement nous suivons les Français ! Car vous avez su protéger vos librairies.
Nous avons parlé avec tous les exposants du hall 8, et nous allons essayer de les satisfaire avec un nouveau plan qui suit deux critères de regroupement : par zones linguistiques et par thématiques de marché (la jeunesse, l’éducation, les STM). Le hall 8 va migrer dans le hall 6 [où se trouvent actuellement les Français, NDLR] sur trois niveaux. Il sera recentré sur le monde anglo-saxon, alors qu’il y avait dans le hall 8 des acteurs non anglophones, tout en conservant le centre des droits. Certains exposants du hall 8 iront dans l’espace jeunesse du hall 3 ; d’autres dans celui des éditeurs techniques dans le hall 4. En termes de mètres carrés vendus, la surface sera équivalente. Il est possible que nous investissions plus l’agora, au centre du parc des expositions.
Juste en face, dans le hall 5, au premier étage comme jusqu’alors dans le hall 6, à proximité du carrefour principal où passe la via mobile. Les Français retrouveront les Espagnols et les Latino-Américains. Les Italiens seront juste en dessous.
La présence de la France, que nous avons invitée il y a deux ans et demi, a été annoncée, mais nous n’avons pas encore reçu la confirmation officielle. Nous ferons une annonce lorsque le contrat sera signé. Nous devons encore discuter avec les divers partenaires français pour savoir qui seront nos interlocuteurs, quels types d’activités seront représentés, ce que les éditeurs attendent de cette mise en lumière. Il ne s’agit pas que de représentation culturelle, mais aussi de business, de politique et de mise en avant des auteurs.
Effectivement, ces derniers mois, nous avons discuté avec le Mexique, ainsi d’ailleurs qu’avec un autre pays, pour une invitation d’honneur. Mais, comme la France, le Mexique n’a encore rien signé. Pour ces deux pays nous avons deux créneaux, en 2017 et en 2019. Pour 2018 en revanche, nous avons déjà signé en début d’année un accord avec la Géorgie. Il y a une longue liste de pays qui sont intéressés par une mise en avant à la Foire de Francfort.
Nous sommes ravis de cette invitation. Mais, pour y répondre, nous devons d’abord parler à nos partenaires afin de trouver le budget nécessaire.
Propos recueillis par F. P. et A.-L. W.
(1) Voir "Jürgen Boos : Pourquoi Francfort change", LH 996, du 2.5.2014, p. 18.
