Nostalgie à l'enterrement de Robert Laffont

Les obsèques de Robert Laffont à l'église Saint-Sulpice ©Christine Ferrand/LH

Nostalgie à l'enterrement de Robert Laffont

Les obsèques de l'éditeur ont été célébrées mercredi 26 mai à l'église Saint-Sulpice, à deux pas de ses anciens bureaux.

avec cf Créé le 15.04.2015 à 22h43

“Une page se tourne”, soupiraient la plupart des professionnels du livre qui ont rendu hommage à Robert Laffont, mercredi 26 mai.

Dans la grande nef de l'église Saint-Sulpice pleine à craquer, à deux pas des bureaux que les éditions ont occupé place Saint-Sulpice pendant plus de trente ans, la nostalgie était palpable.

Plusieurs générations de professionnels étaient venues communier autour de l'une des figures les plus solaires du secteur du livre, se souvenant de cette période de l'après-guerre où tout était à inventer, ce dont il ne s'est pas privé.

Les confrères de la première heure, Francis Esménard, Jean-Claude Fasquelle, Claude Durand, les patrons des grands groupes d'édition, Arnaud Nourry ou Alain Kouck, libraires, représentants, directeurs commerciaux, avocats (Paul Lombard, Jean-Claude Zylberstein) et journalistes (Jean-Marie Cavada, Bernard Pivot), politiques (Frédéric Mitterrand, Martine Aubry, Christophe Girard, Jean et Xavière Tibéri, Jacques Toubon) et écrivains (Jean Raspail, Max Gallo, Denis Tillinac, Amin Maalouf, Gabriel Matzneff...), sans oublier le nouveau président du CNL, Jean-François Colosimo, se sont côtoyés le temps d'une cérémonie sobre, où l'orgue alternait avec les cuivres.

Se plaçant sous l'angle personnel et familial, le prêtre a souligné le rôle ambigu de l'éditeur, “qui veut le pouvoir tout en acceptant d'être oublié au profit de l'auteur”, tel qu'il l'incarnait.

Après un discours pudique et émouvant de son fils aîné, l'animateur de télévision Patrice Laffont, au nom de ses enfants, puis de l'une de ses petites-filles, deux auteurs ont apporté leur témoignage.

Rappelant le voyage en Inde que Robert Laffont avait organisé pour lancer Cette nuit la liberté, Dominique Lapierre l'a remercié “pour l'éditeur unique qu'il a été”.

Jean-Claude Carrière a quant à lui souligné son “indépendance obstinée”.

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