Mircea Cartarescu remporte le prix Formentor 2018 | Livres Hebdo

Par Léopoldine Leblanc, le 10.04.2018 à 14h44 (mis à jour le 10.04.2018 à 15h21) Prix littéraire

Mircea Cartarescu remporte le prix Formentor 2018

Mircea Cărtărescu en 2003 - Photo ADRIATIKUS CC BY 2.5

Le jury du prix Formentor a distingué, lundi 9 avril, l’écrivain roumain pour l’ensemble de son œuvre.

Réuni à la Bibliothèque nationale Mariano Moreno de Buenos Aires en Argentine, le jury du prix Formentor 2018 a couronné, lundi 9 avril, l’écrivain roumain Mircea Cărtărescu. Il succède à l’Argentino-Canadien Alberto Manguel, et recevra dans quelques mois la somme de 50000 euros  lors de la remise du prix qui a traditionnellement lieu fin septembre pendant les Conversations littéraires Formentor, dans les jardins de l’hôtel du même nom, à Majorque.

Un auteur majeur en Roumanie

Né en 1956 à Bucarest, Mircea Cărtărescu est l’un des auteurs contemporains majeurs de son pays. Son œuvre compte plus de 30 livres traduits en 23 langues. Titulaire d’un doctorat en littérature roumaine, il enseigne à la Faculté des lettres de Bucarest, en Roumanie, ainsi qu’à l’université de Stuttgart, en Allemagne. Après plusieurs publications poétiques à la fin des années 1970, ce sont ses romans, notamment Pourquoi nous aimons les femmes (Denoël, 2008) et sa trilogie sur un Bucarest entre mythe et réalité avec Orbitor (Denoël, 2002), L’œil en feu (Denoël, 2005) et L’aile tatouée (Denoël, 2009), qui le font connaître du grand public. Deux autres de ses livres ont été traduits en France chez P.O.L: La nostalgie (2017) et Le Levant (2014). L’un de ses romans, Lulu (Autral, 1995, arrêt de commercialisation), a également inspiré le bédéiste Edmond Baudoin pour Travesti (L’Association, 2007).
 
Fondé en 1961 à l’initiative de plusieurs éditeurs européens, notamment Carlos Barral (Espagne), Antoine Gallimard (France) et Giulio Einaudi (Italie), le prix Formentor s’était arrêté en 1967 après avoir distingué les œuvres de Jorge Luis Borges, Samuel Beckett ou encore Witold Gombrowic et Nathalie Sarraute. En 2011, le prix a été relancé à l’occasion du 50e anniversaire de sa création.
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