Salon du livre de Montréal

Les ventes de livres se redressent au Québec

Vendredi 18 novembre 2016 au Salon du livre de Montréal - Photo F.PIAULT/LH

Les ventes de livres se redressent au Québec

Alors que le 39e Salon du livre de Montréal ouvre, du 16 au 21 novembre, la période des ventes des fêtes de fin d'année, les indicateurs du marché du livre québécois sont repassés au vert, particulièrement dans les librairies indépendantes.

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Par Fabrice Piault,
à Montréal,
Créé le 20.11.2016 à 00h01,
Mis à jour le 21.11.2016 à 18h31

Après une demi-douzaine d'années de recul sévère, le marché du livre québécois se redresse en 2016, d'après les données communiquées par l'Observatoire de la culture et des communications du Québec (OCCQ) et le système Gaspard de la Banque de titres en langue française (BTLF) à la veille du 39e Salon du livre de Montréal, qui ouvre, du 16 au 21 novembre, la période des ventes des fêtes de fin d'année.

A fin août d'après l'OCCQ, les ventes de livres au Québec sont sorties du rouge pour s'inscrire, sur les huit premiers mois de l'année, à +0,2% avec un volume d'activité de 374 millions de dollars canadiens (261 millions d'euros). La progression est plus forte encore pour les librairies indépendantes, à +6% contre -2,7% pour les chaînes et -4,9% pour les réseaux de grande diffusion.

La jeunesse en tête

Les données de Gaspard/BTLF, établies au 31 octobre à partir d'un panel de 80 libraires n'incluant ni les chaînes Renaud-Bray et Archambaud (groupe Renaud-Bray, 45 magasins au total), qui réalisent environ 35% du marché, ni la grande diffusion, confirment la bonne santé de la librairie indépendante en faisant ressortir une progression des ventes de +4,9% sur les 10 premiers mois de 2016, comparée à la même période de l'année précédente. L'activité est tirée par les secteurs jeunesse (+10,4%) et bande dessinée (+6,3%). La littérature s'affiche à +2,1%.

De l'avis des distributeurs et des libraires locaux, l'injection par le gouvernement québécois de quelque 12 millions de dollars (8,4 millions d'euros) sur deux ans dans la filière à travers un plan de soutien à la librairie qui arrive à échéance le 31 mars prochain à contribué à sa redynamisation. "Son impact pourrait être prolongé par un nouveau plan en gestation", indique le directeur général d'Hachette Canada, Christian Chevrier. "Le renouvellement de génération en librairie et le fait que l'absorbtion d'Archambault par Renaud-Bray (en mai 2015, NDLR) se soit finalement bien passée expliquent aussi l'amélioration en librairie", complète Jean-Guy Provencher, directeur commercial principal chez Prologue Diffusion.

"On n'a pas perdu autant de lecteurs qu'on croit, mais on a perdu du temps de lecture et les ventes par titre sont plus faibles", observe toutefois Serge Théroux, directeur général du diffuseur-distributeur Dimedia, qui confirme cependant être en progression cette année. "Le marché va bien, mais la fiction souffre vraiment, remarque de son côté Johanne Guay, vice-présidente édition du groupe Librex (groupe Québecor). Les gens ont désappri à rêver."

 

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