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Le libraire Olivier Labbé agacé par une note de Bercy sur le respect des consignes sanitaires

La Librairie Labbé à Blois - Photo GOOGLE MAPS

Le libraire Olivier Labbé agacé par une note de Bercy sur le respect des consignes sanitaires

Un rappel des consignes sanitaires envoyé à l'ensemble des libraires par le Syndicat de la Librairie Française a suscité l'agacement du libraire de Blois, Olivier Labbé, qui demande au gouvernement de faire respecter ces règles àa la grande distribution.

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Par Dahlia Girgis,
Créé le 09.12.2020 à 18h49,
Mis à jour le 09.12.2020 à 19h00

Une note du ministère de l’Economie a été transmise à l'ensemble des librairies par le Syndicat de la Librairie Française (SLF), le mercredi 9 décembre. La note "Rappel des consignes sanitaires - Appel à votre vigilance" est reçue par Olivier Labbé, directeur de la Librairie Labbé à Blois, en début d'après-midi. Le libraire, qui gère un magasin de 750m2, dénonce subir "les foudres des pouvoirs publics d’en haut et de nos clients d’en bas".

Depuis la réouverture des commerces "non essentiels" le 28 novembre, la Librairie Labbé a acheté un appareil électronique de comptage mis à l'entrée, et embauché deux employés supplémentaires. Ces derniers sont chargés de donner du gel aux clients et un ticket à l'entrée. "Avant la réouverture, si on laisse les clients le mettre, ils ne le font pas forcément", raconte Olivier Labbé à Livres Hebdo. En plus de ces mesures, le responsable explique faire appliquer les consignes sanitaires, comme la jauge d'une personne tous les 8m2 ou la désinfection du magasin deux fois par jour. La boutique peut accueillir jusqu'à 94 personnes, mais "lorsqu'on a un couple qui arrive, on compte une personne, on arrive donc jusqu'à 150 personnes maximum le week-end".
 

J’ai fait le tour hier sur Blois de Auchan, Cora, Conforama et Leclerc, et les règles qui nous coutent très cher ( 2 salaires et 1 litres de gel par jour), eux ne les respectent pas. Olivier Labbé


"Nous sommes toujours les dindons de la farce" se plaint le libraire qui se dit "agacé". Selon lui, la grande distribution ne respecte pas les consignes, et ils ne reçoivent pas pour autant un rappel à l'ordre. Olivier Labbé a réclamé au SLF de faire "remonter l’information que nous n’accepterons plus d’autres contraintes tant que la grande distribution ne respectera pas celles en vigueur".

De son côté, le syndicat, contacté par Livres Hebdo, se défend : "les librairies ne sont pas plus stigmatisées que les autres, c'est juste un rappel à la vigilance". Le SLF souligne également la pression difficile à laquelle les libraires sont confrontés en ce moment.


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