Forum

La SGDL se préoccupe des gamins de la littérature

Marie Sellier, présidente de la SGDL - Photo PHOTO OLIVIER DION

La SGDL se préoccupe des gamins de la littérature

Les auteurs contemporains de la "génération Y" étaient au cœur du forum organisé par la Société des gens de lettres.

J’achète l’article 1.50 €

Par Hervé Hugueny,
Créé le 19.10.2017 à 14h07,
Mis à jour le 19.10.2017 à 15h00

"Les auteurs contemporains sont-ils pluridisciplinaires par choix ou bien multiplient-ils les activités annexes à l’écriture pour pallier la précarisation de leur statut ?", s'interroge la Société des gens de lettres (SGDL), préoccupée de l'accueil des nouvelles générations dans le métier, et auxquels elle a consacré son forum d'automne, organisé le 18 octobre à Paris.

Regroupés par commodité sous le terme de "génération Y", désignant des jeunes gens nés entre 1980 et 2000, soit quand même au siècle dernier, ces auteurs sont confrontés encore plus que leurs aînés aux dures réalités économiques de leur activité. Ils semblent aussi plus distants par rapport aux organisations collectives, et sont ainsi peu nombreux à adhérer à la SGDL, regrette sa présidente Marie Sellier.

Des festivals en progrès
 
D'où cette journée d'échanges, autour des tendances et courants de cette création contemporaine, de sa formation dans les ateliers d'écriture et de sa diffusion et sa promotion. Côté promotion, le travail est notamment assuré par de nombreux festivals littéraires dont la qualité s'est nettement améliorée, se félicite Yves Pagès. Le directeur éditorial de Verticales (groupe Gallimard) veille notamment à protéger ses nouveaux auteurs du chaudron littéraire dans lequel ils sont plongés lors de la publication de leur livre, "un moment de fragilité" pour certains d'entre eux, a-t-il constaté.
 
Parmi les festivals, celui du Premier roman à Laval est assurément un découvreur de jeunes talents depuis 1992. Il a fallu toutefois relancer cette manifestation, devenue aussi celle des "littératures contemporaines", explique sa directrice Céline Bénabès. Il faut aussi tenir la promesse d'une "lecture en fête", accolée au titre du festival, dont le prix est celui de lecteurs qu'il faut convaincre d'explorer des textes d'inconnus, sans se laisser trop influencer par les engouements soudain de la presse, parfois sans lendemain. Le festival se préoccupe d'ailleurs de cet après, avec un prix du 2e roman, et en invitant ses anciens lauréats, parfois devenus des têtes d'affiche avec lesquelles il est plus facile de remplir une salle.

Des nouveaux médias
 
Les libraires ont bien évidemment leur rôle dans le soutien de cette création contemporaine ainsi qu'en témoigne Charlotte Desmousseaux, fondatrice de La vie devant soi, à Nantes, très impliquée dans les salons et festivals littéraires, et très attachée au suivi d'auteurs qu'elle a découverts à leurs débuts. Dans un registre totalement différent, mais aussi très professionnel bien qu'il s'agisse d'une activité "de loisir" (chronophage), l'équipe de miss-book.fr s'attache aussi à partager ses découvertes littéraires dans des vidéos aussi drôles qu'élaborées. A voir, celle qui est consacré à Debout payé, de Gauz (Nouvel Attila), exemplaire de cette "première chaîne youtube humoristique dédiée à la critique littéraire."

L'ensemble des débats du forum sera disponible sur le site de la SGDL.
 
 





Commentaires (0)

Espace réservé aux abonnés

Livres Hebdo a besoin de votre voix. Nous apprécions vos commentaires sur le sujet, vos critiques et votre expertise. Les commentaires sont modérés pour la courtoisie.

Connectez-vous Pas encore abonné ? Abonnez-vous

On vous
RECOMMANDE

Les dernières
actualités