5 000 euros de marge supplémentaires. En 2012, Maya Flandin est parvenue à gagner cette somme en abaissant son taux de retours de 24 à 17 %. Ce résultat plus qu’encourageant est le fruit d’une action menée depuis deux ans pour maîtriser les mouvements de stock de sa librairie, Vivement dimanche (Lyon). «Puisque la négociation des remises est un chantier qui avance trop lentement et qui ne me donne pas suffisamment d’air, j’ai décidé de me pencher sur mes flux. Finalement, c’est là où je suis le plus libre parce que je maîtrise l’ensemble du processus », pointe la libraire. Concrètement, pour réduire ses retours, elle a modifié sa manière d’acheter. Elle sélectionne davantage les ouvrages pris à l’unité, surtout dans les rayons de création, et travaille avec plus de précisions ses quantités, en regardant avec le représentant les ventes des éditions ou des titres précédents. Conséquence : si les achats à l’office ont baissé, le réassort a pris de l’ampleur, tout comme le travail du fonds. « Nous reprenons plus régulièrement les catalogues d’éditeurs, sans attendre leurs opérations, notamment en poche. Faire des commandes du fonds nous permet aussi d’obtenir des conditions commerciales plus avantageuses », souligne Maya Flandin. Habile, la libraire a engagé ces modifications alors qu’elle agrandissait sa librairie, ce qui lui garantissait concomitamment une augmentation de chiffres d’affaires, de + 8 % en 2012. «Des résultats imparables, même pour les diffuseurs les plus méfiants », se réjouit la libraire. <
