DISPARITION

La philosophe Monique Castillo est morte des suites d'un cancer à l'âge de 71 ans a annoncé le Cercle Condorcet d'Auxerre, dont elle était membre. L'association a salué "son énergie, son allant, son courage intellectuel et son inaltérable bonne humeur", ajoutant qu'elle "perdait une lumière de la vie locale".

Diplômée de l'Institut d'Etudes Politiques en 1974 et docteur en philosophie, elle s'est intéressée à la philosophie kantienne à laquelle elle a consacré ses premières publications. Avec Kant et l'avenir de la culture publié en 1990 aux PUF, elle restitue à l'idée de progrès sa place critique, inconfortable mais nécessaire. Elle a publié sept ans plus tard Kant: l'invention critique (Vrin) dans lequel elle a exposé les différentes questions posées par la philosophie transcendantale de Kant, dans ses Critique de la raison pure, Critique de la raison pratique et dans la Critique de la faculté de juger.

Professeur à l'université Paris-Est, elle s'est intéressée depuis la fin des années 1990 à la philosophie politique. Monique Castillo y a consacré ses derniers ouvrages, notamment La citoyenneté en question publié chez Ellipses en  2002, Connaître la guerre et penser la paix (Kimé, 2005), Le Pouvoir. Puissance et sens (Michalon, 2008).

"Monique s’était particulièrement attachée à Auxerre et avait largement contribué à la vie culturelle locale, tant par ses nombreuses participations aux  Entretiens que par les cours de philo qu’elle a assumés à mes côtés pendant plus de dix ans" a rappelé Patrice Decormeille, président du Cercle Condorcet d'Auxerre.





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