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La militante féministe Thérèse Clerc est morte

Thérése Clerc. - Photo SAVOIRCHANGER

La militante féministe Thérèse Clerc est morte

Thérése Clerc, fondatrice de la Maison des femmes de Montreuil, s’est éteinte à l’âge de 88 ans.

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Par Agathe Auproux,
Créé le 16.02.2016 à 16h29,
Mis à jour le 16.02.2016 à 17h00

Militante féministe, figure citoyenne emblématique de la ville de Montreuil, Thérèse Clerc est décédée ce mardi 16 février à l’âge de 88 ans, des suites d’un cancer.
 
Dans Thérèse Clerc, Antigone aux cheveux blancs, publié en 2007 aux Editions des femmes-Antoinette Fouque, Danielle Michel-Chich dresse la biographie d’une femme mariée à 20 ans, mère de quatre enfants, qui commence une vie de militante féministe active à son divorce en 1969. Thérèse Clerc participe au Mouvement de libération des femmes (MLF), milite au Parti socialiste unifié (PSU), et crée un groupe de contestation féministe au sein de l'Eglise. En 1997, elle commence à réfléchir à un projet de maison de retraite autogérée pour les femmes, la maison des Babayagas, à Montreuil.

"Thérèse de Montreuil"
 
Dans un communiqué où il adresse à la famille et aux amis de Thérèse Clerc ses plus sincères condoléances, Patrice Bessac, maire de Montreuil, tient à rappeler que cette "militante infatigable des droits des femmes, deviendra même "Thérèse de Montreuil", celle qui pratiquait des avortements clandestins dans son immeuble de la rue Hoche jusqu’à ce que Simone Veil fasse voter la loi relative à l’interruption volontaire de grossesse le 17 janvier 1975. Depuis plus de 40 ans, Thérèse faisait vivre à Montreuil, et bien au-delà, les valeurs de progrès, le féminisme et la citoyenneté, sans compromis et toujours avec une grande intelligence".
 
En plus de la maison des Babayagas, le premier habitat participatif pour femmes retraitées qui a finalement ouvert ses portes en 2013, Thérèse Clerc est également la fondatrice à Montreuil de la Maison des Femmes, ouverte aux femmes de tous âges, victimes de violence, en insertion ou réinsertion. Elle a aussi créé l'Université des Savoirs sur la Vieillesse (UNISAVIE), première université populaire sur la vieillesse. 

En 2010, Thérèse Clerc avait préfacé Passages: confidences et transmissions, de Laure Chapalain et Magali Lambert (éditions Critères) qui dressait le portrait de 14 femmes.

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