La BnF hérite de la collection Pierre Boulez | Livres Hebdo

Par Vincy Thomas, avec afp, le 13.03.2018 à 18h03 (mis à jour le 13.03.2018 à 19h00) Héritage

La BnF hérite de la collection Pierre Boulez

Pierre Boulez - Photo DR

Le compositeur n'avait laissé aucune instruction testamentaire. Les ayants droit ont décidé de donner l'ensemble de son patrimoine à la Bibliothèque nationale de France, à la Cité de la musique et à la Fondation Paul Sacher.

La succession du compositeur français Pierre Boulez, décédé le 5 janvier 2016, a décidé de transférer la totalité de son patrimoine à la Bibliothèque nationale de France, à la Cité de la musique et à la Fondation Paul Sacher.

Pierre Boulez, qui a profondément marqué la vie musicale de la seconde moitié du XXe siècle, n'avait laissé aucune instruction orale ou volonté testamentaire, ont indiqué les ayants droit dans un communiqué mardi.
 
Nous souhaitons préserver l'intégralité de ce patrimoine exceptionnel. Jeanne Chevalier, sa sœur, Roger Boulez, son frère et leurs cinq enfants.


La sœur du compositeur, Jeanne Chevalier, son frère Roger Boulez et leurs cinq enfants "ont souhaité préserver l'intégralité de ce patrimoine exceptionnel” et le donner aux trois institutions pour qu'il soit mis "à la disposition des chercheurs et du public”.

La BnF hérite ainsi "de toute la collection Pierre Boulez (ouvrages, partitions, correspondance, archives, photographies, objets)”. Ce don s'ajoute à celui transféré fin 2017 à la BnF, qui par ailleurs a racheté la partition du premier chef-d'œuvre du compositeur, Douze notations pour piano.

La succession a également "donné les nombreuses partitions annotées de la main de Pierre Boulez à la Bibliothèque nationale de France, mais a demandé à celle-ci, dans une volonté de transmission, qu’elle en facilite l’accès et l'usage à la Cité de la musique - Philharmonie de Paris".

Pierre Boulez avait cédé de son vivant ses manuscrits musicaux et littéraires à la Fondation Paul Sacher installée à Bâle.  Père "spirituel" de la Philharmonie de Paris, pour laquelle il s'est beaucoup battu, la grande salle a été baptisée "Pierre Boulez" après sa mort.
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