Royaume-Uni

Cinq ans après sa reprise de Waterstones, James Daunt, 52 ans, a annoncé pour la première fois le 3 février un chiffre d’affaires en hausse (+ 1 % sur le dernier exercice) et une nette réduction des pertes. Ce fils de diplomate, qui a commencé comme banquier chez JP Morgan, s’est fait connaître outre-Manche en fondant les très belles librairies Daunt. En mai 2011, il rachète la plus grande chaîne du pays alors au bord de la faillite. Il y a investi 8,3 M£ (10,7 M€) pour transformer progressivement les magasins (296 sur tout le territoire) et pour faire "la meilleure librairie adaptée à sa taille et à sa localisation", comme il l’a expliqué, vendredi 5 février, devant les magazines professionnels du livre réunis en séminaire à Londres. Avec une vision traditionnelle du métier, évitant la standardisation, il a supprimé les uniformes et insiste sur la formation et la motivation de ses libraires : "Je les veux en rayon, au plus proche des clients et non derrière leurs ordinateurs à consulter les données statistiques." Dans un pays sans prix fixe, il affirme que "pour gagner la fidélité d’un client, le prix n’est pas le facteur déterminant. Il faut un service et une atmosphère particulière". A l’opposé des algorithmes d’Amazon, il se veut "résolument vieille école". Il a même cessé de commercialiser les Kindle et a banni les écrans de ses librairies. "Ce serait quoi l’étape d’après ? Un libraire en hologramme qui vous dit bonjour à l’entrée ?"&bs; Anne-Laure Walter

12.02 2016

Commentaires (0)

Espace réservé aux abonnés

Livres Hebdo a besoin de votre voix. Nous apprécions vos commentaires sur le sujet, vos critiques et votre expertise. Les commentaires sont modérés pour la courtoisie.

Connectez-vous Pas encore abonné ? Abonnez-vous

On vous
RECOMMANDE

Les dernières
actualités