Crise sanitaire

Inquiets des conditions de réouverture, les salariés de la BnF en grève

Le site François Mitterand de la Bibliothèque nationale de France - Photo OLIVIER DION

Inquiets des conditions de réouverture, les salariés de la BnF en grève

La Bibliothèque nationale de France ouvrira ses portes dès le 24 novembre. Mais les modalités de réouverture sont critiquées par les syndicats qui ont déposé un préavis de grève. 

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Par Dahlia Girgis,
Créé le 20.11.2020 à 18h01,
Mis à jour le 21.11.2020 à 11h49

La Bibliothèque nationale de France (BnF) accueillera de nouveau du public dès le 24 novembre. Les salles de lecture de la Bibliothèque de recherche sur les sites François-Mitterrand, Richelieu, Arsenal et Opéra seront ouvertes de 10h à 17h, du mardi au vendredi. Une décision critiquée par les syndicats qui ont déposé un préavis de grève le 24, 25 et 26 novembre.

Lors d'une assemblée générale, le 13 novembre, la CGT et Section Sud Culture ont réclamé la fermeture du site jusqu'à l'amélioration de la situation sanitaire. Ils souhaitent également une réduction du personnel sur le site, fixée à quatre jours de présence sur cinq, à l'aide d'un système de roulement. "Dès le départ, il y a eu une volonté de la direction de faire revenir en présentiel, quasiment à temps plein, les personnes ne pouvant être en télétravail. La direction a voulu rouvrir au plus tôt les salles, mais les conditions sanitaires restent grave, le virus circule toujours", dénonce Boris Ratel, syndiqué à Section Sud Culture.

"Un cadre sanitaire strict"


Dans la matinée du jeudi 19 novembre, la direction de la BnF a reçu le comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) pour aménager les modalités de réouverture. "Le cadre sanitaire est défini de manière relativement strict depuis le mois de mai et il n'y a eu aucun cas avéré de transmission du virus en interne", se défend la direction. Masque, gel et plexiglas sont toujours au rendez-vous. Pour les agents et la question des transports, la direction explique avoir majoré les heures de pics dans les transports. 

La seconde assemblée générale qui a réuni près de 200 employés a rejetté le jour même ces décisions. Les syndicats accusent la direction de faire prendre des risques aux salariés, mais également aux lecteurs. "Il y a un risque pour le public qui vient en transport et qui reste des heures dans une salle de lecture, pareil lors de l'ouverture et de la fermeture, il risque d'y avoir une queue car les gens vont venir et partir au même moment", déplore Boris Ratel.

L’accès aux salles de recherche, prévu jusqu'au 4 janvier, est exclusivement réservé aux lecteurs devant consulter les collections patrimoniales et ayant réservé 24h à l’avance leurs documents. Le reste des activités de la BnF est toujours suspendu, notamment l'accueil du public et les expositions.






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