Glénat emmène 50 libraires à Tokyo | Livres Hebdo

Par Hervé Hugueny, le 25.05.2019 à 15h41 (mis à jour le 27.05.2019 à 10h39) Au Japon avec Glénat 1

Glénat emmène 50 libraires à Tokyo

Jacques Glénat. - Photo OLIVIER DION

Jacques Glénat a invité Livres Hebdo à accompagner les 50 libraires participant au voyage d’étude que la maison organise pendant toute cette semaine à Tokyo à l’occasion de ses 50 ans d’édition. Explications. 

Visites d’imprimeries, d’éditeurs et de librairies spécialisés dans le manga, de quartiers et de bâtiments qui ont inspiré des séries, rencontres avec des auteurs, conférence sur le marché : à partir de ce lundi, pendant une semaine, 50 libraires inscrits au voyage organisé par Glénat, éditeur d’Akira, premier manga traduit en France en 1990, vont vivre et expérimenter concrètement sur place ce que représente cette culture et cette économie de la bande dessinée japonaise.

« Ce voyage représente un mois de salaire pour un libraire, il doit être formateur, éducatif et pédagogique, et faire découvrir tous les éléments de cette chaîne du livre. Et ce sera aussi l'occasion de partager de bons moments ensemble », explique Jacques Glénat, patron du groupe qui célèbre cette année ses 50 ans – en réalité, les 50 ans de la publication du premier fanzine du fondateur, l’entreprise qui emploie aujourd’hui 150 personnes ayant été créée en 1974.

C’est aussi le renouvellement d’un voyage similaire, il y a 12 ans, grande découverte pour les 40 libraires participants, qui en reparlent encore aujourd'hui à l'éditeur. « Il n’y avait alors qu’un vol quotidien entre Tokyo et Paris, et très peu de caractères latins dans les rues, le Japon s’est bien ouvert depuis », note Jacques Glénat, qui avait fait son premier périple en 1986, pour tenter de vendre ses BD à des éditeurs nippons.

Il en est revenu avec Akira, puis Dragon Ball ainsi qu’il le raconte dans 50 ans d’édition Glénat, le livre anniversaire publié pour l’occasion. Après un démarrage incertain, le genre s’est imposé et reste aujourd’hui le secteur le plus dynamique de la BD, primordial pour les librairies spécialisées, et important pour les généralistes qui disposent d’un rayon. L’an dernier, le marché représentait 25,1 % des ventes de BD en valeur et 38,2 % en nombre d'exemplaires, contre 23 % et 35 % l’année précédente (source Livres Hebdo/GFK).

« Le sujet sera au programme des prochaines rencontres nationales de la librairie, à l’attention des libraires qui ne connaissent pas ce secteur, et s’interrogent sur son fonctionnement », ajoute le P-DG de Glénat, toujours premier éditeur de manga en France (22.4 % de part de marché en 2018), et qui se sent porteur d’une responsabilité à l’égard du genre dans son ensemble : « montrer que le manga n’est pas qu’un truc de gamin, et dissiper les aprioris qui existent encore à son encontre ».

Livres Hebdo, invité au voyage, en  rendra compte quotidiennement pendant toute la semaine.
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