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“Game of Thrones” s’inspire des “Rois maudits” de Maurice Druon

La saga de George R.R. Martin, adaptée en série télévisée, s'inspire des "Rois maudits" de Maurice Druon.

“Game of Thrones” s’inspire des “Rois maudits” de Maurice Druon

L’auteur de la saga, qui a suscité la série télévisée à succès, se serait inspiré de l’œuvre de l’écrivain français.

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Par Souen Léger,
avec BBC,
Créé le 22.04.2014 à 18h51,
Mis à jour le 22.04.2014 à 19h02

La saga Game of Thrones (Le Trône de fer), souvent comparée à la trilogie de J.R.R. Tolkien Le Seigneur des anneaux, doit aussi beaucoup à la saga historique Les Rois maudits de Maurice Druon, relève un journaliste de la BBC.
 
Si Game of Thrones, publié en France par Pygmalion, appartient incontestablement au genre de la fantasy, l’auteur George R.R. Martin affirme que l’une de ses principales inspirations est une suite romanesque historique qui se déroule dans la France médiévale: Les Rois maudits, de Maurice Druon. Peu connue dans le monde anglophone, cette saga en sept volumes, écrite entre 1955 et 1977, se base sur la malédiction qu’aurait prononcée sur le bûcher le grand-maître du Temple, Jacques de Molay, à l’encontre du roi de France Philippe IV le Bel, du pape Clément V, de Guillaume de Nogaret, et de leurs héritiers et successeurs pendant treize générations.

Croyez-moi, les Stark et les Lannister ne sont rien comparés aux Capétiens et aux Plantagenêts. C'est le vrai Trône de fer. George R.R. Martin

“Tout est dans Les Rois Maudits”, écrit George R.R. Martin, dans une introduction à une toute nouvelle traduction de ses romans. “Croyez-moi, les Stark et les Lannister ne sont rien comparés aux Capétiens et aux Plantagenêts. C'est le vrai Trône de fer.
 
Pour les connaisseurs, les points communs sont en effet évidents. Dans les deux sagas, il y a un prince faible mais sadique (Louis dans la saga française, Joffrey dans celle de George R.R. Martin), une princesse vengeresse (Isabella, Cersei) et des intrigants machiavéliques (Robert d’Artois, Littlefinger). Surtout, le lecteur pénètre l’intrigue de ces romans épiques à travers les points de vue des moins puissants, pris au piège par les événements.

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