Les éditions du Sonneur renforcent leur équipe. À l’occasion de ses 20 d’existence, célébrés en mai dernier, la maison indépendante a, à la rentrée de janvier, accueilli François Bétremieux, désormais en charge des relations avec les librairies. Celui-ci rejoint la maison après avoir quitté, en juillet dernier, les éditions du Tripode, dont il avait pris la direction commerciale en décembre 2024.
Mais cette nouvelle aventure éditoriale est surtout l’aboutissement d’une relation ancienne. « Je l’ai connu lorsqu’il était étudiant. Il m’avait interviewée dans le cadre de son master d’édition. Avec le temps, nous avons continué à suivre de près nos activités respectives », confie Valérie Millet, fondatrice du Sonneur.
Un duo pour renforcer les liens avec la librairie
François Bétremieux avait en effet rencontré la directrice à l’occasion d’une soirée-débat littéraire organisée par une association d’étudiants, mais aussi dans le cadre de son mémoire consacré à l’édition indépendante. Après plusieurs années de réflexion sur son développement, la maison se dote, avec ce collaborateur, d’une nouvelle force vive et revendique désormais « 3,75 salariés », précise Valérie Millet, citant Sandrine Duvillier, responsable de la communication à temps partiel, et Jean-Luc Remaud, figure historique de la maison, en charge de la diffusion depuis ses débuts.
C’est aux côtés de ce dernier que François Bétremieux aura pour mission de renforcer la présence du catalogue du Sonneur dans les librairies. Complémentaires, les deux hommes se répartiront les points de vente parisiens et franciliens en fonction des affinités et des liens tissés au fil du temps, tandis que François Bétremieux concentrera davantage son action sur les librairies situées hors d’Île-de-France.
Au-delà de cette mission commerciale, l’éditeur retrouve au Sonneur un fonctionnement plus artisanal. « Je n’ai pas carte blanche, mais le deal, c’est aussi que je puisse apporter des idées éditoriales, dénicher quelques manuscrits ou fouiller dans les catalogues pour republier des titres oubliés, ce qui correspond pleinement à l’ADN de la maison », souligne-t-il.
« J’ai ressenti le besoin, à un moment, de faire une pause »
Diplômé d’un master de commercialisation du livre à Paris XIII, François Bétremieux a effectué ses débuts lors d’un stage chez Philippe Rey. Entré par la suite comme apprenti aux éditions du Castor Astral, il y est finalement resté quatre ans. Arrivé au Tripode en 2018, il y est resté sept ans, gravissant progressivement les échelons jusqu’à sa nomination, en décembre 2024, comme directeur commercial. Un choix de Frédéric Martin, fondateur de la maison, qui avait alors également nommé Charlotte Bréhat à la direction générale et éditoriale, et Aglaé de Chalus à la tête de la communication.
Mais cette prise de fonction aura été de courte durée. En juillet dernier, François Bétremieux a choisi de quitter la maison. « J’ai ressenti le besoin, à un moment, de faire une pause, de souffler, et finalement de changer d’horizon et de structure, explique-t-il, invoquant une difficulté d’ordre personnel. C’était une période de restructuration importante pour la maison, et j’avais un peu de mal à y trouver ma place. Le départ de Frédéric Martin a induit beaucoup de changements, et je ne voulais pas m’obstiner à rester, quitte à devenir contre-productif. On s’est quitté tristes, mais en bons termes. »
