Premier marché du livre au monde, avec un chiffre d’affaires de l’édition net facturé de 27,2 milliards de dollars (20,9 milliards d’euros) en 2011, le marché américain se trouve bouleversé par l’expansion considérable du format numérique, qui a notamment entraîné la faillite de Borders, deuxième chaîne de librairies du pays, en juillet 2011. En décembre 2011, 29 % des Américains avaient lu au moins un livre numérique au cours des douze mois précédents, et il s’agissait en majorité de très grands lecteurs puisque 59 % des lecteurs numériques interviewés disaient avoir lu un livre « la veille ». Numéro un de la librairie avec 29 % de part de marché au premier trimestre 2012 devant Barnes & Noble, à 20,5 %, Amazon domine plus encore le marché du numérique. En février 2013, avec ses lecteurs et ses tablettes Kindle, il réalisait 65 % de l’activité devant Barnes & Noble (Nook), à 25 %, et Apple, à 10 %.
L’essor du livre numérique fragilise les librairies indépendantes, qui ne le captent que marginalement et perdent ainsi des parts de marché malgré le partenariat établi depuis le début de l’année avec Kobo. Elles ont pourtant progressé en 2012 de près de 8 %, et même de 28 % pour les ventes en ligne, qui bénéficient du succès du service « IndieCommerce » de l’American Booksellers Association (ABA), qui permet à ses membres de créer leur site de vente en marque blanche. La dynamique créée par le programme « IndieBound » de l’ABA et le mouvement « Buy local » jouent aussi un rôle positif depuis 2009.
