Editeur scientifique, c'est un vrai travail souligne le GFII

Editeur scientifique, c'est un vrai travail souligne le GFII

Les éditeurs scientifiques s'inquiètent de la transposition en France de la recommandation européenne sur le libre accès des publications issues de recherches financées sur fonds publics.

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Par Hervé Hugueny,
avec hh,
Créé le 15.01.2013 à 00h00,
Mis à jour le 15.01.2013 à 00h00

Le Groupement Français de l'Industrie de l'Information (GFII) «rappelle qu'éditer un texte scientifique, dans l'édition en sciences humaines et sociales (SHS) ou dans l'édition scientifique, technique et médicale (STM), ce n'est pas seulement le publier, en particulier dans l'environnement numérique», dans un communiqué à l'attention des pouvoirs publics. C'est aussi sélectionner, améliorer des textes, «valider les informations, corriger les épreuves, les mettre en forme ou en page, selon les cas imprimer ces textes ou en assurer la « mise en ligne » et leur indexation», etc., soit «autant d'activités et de services qui ont un coût et qu'il est donc nécessaire de pouvoir rémunérer» souligne le texte synthétisant les premières conclusions du groupe de travail «Open Access», publié le 14 janvier

Les éditeurs scientifiques, qui sont une des composantes du GFII, s'inquiètent de la transposition prochaine en France de la recommandation formulée le 17 juillet dernier par la Commission européenne, qui demandait aux Etats membres de prendre les dispositions nécessaires, «pour diffuser en libre accès dans les meilleurs délais, de préférence immédiatement et, dans tous les cas, au plus tard 6 à 12 mois après leur publication les publications issues de la recherche financée sur fonds publics».

En STM, les abonnements aux revues scientifiques, mais dont les auteurs sont des chercheurs souvent payés sur fonds publics, pèsent lourdement sur les budgets des bibliothèques, elles-mêmes financées sur fonds publics, ce qui soulève de vives protestations depuis plusieurs années. Ces revues sont souvent contrôlées par de grands groupes particulièrement rentables. La situation dans les SHS est plus fragile.

Avant toute décision, le GFII demande une «étude d'impact indépendante» et soulève plusieurs questions sur le modèle économique alternatif, en cas de libre accès immédiat.

Le groupement s'interroge aussi sur les conséquences de cette diffusion gratuite sur « l'édition professionnelle et/ou les autres secteurs de l'édition de savoir», se demande si l'open access elle s'appliquerait aussi aux ouvrages collectifs ou aux monographies de recherche.

Et le GFII élargit son questionnement à toute l"édition de sujets scientifiques, même destinés au grand public : «les publications de transfert, de vulgarisation scientifique et de débat devraient-elles être concernées par les mesures envisagées, dès lors que leurs auteurs auraient été «financés sur fonds publics», par exemple, par leur salaire ?».

15.01 2013

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