Dupliprint, l’imprimeur qui a rendu tangible « Le journal de Samuel » d'Émilie Tronche
Adapter une série phénomène en livre n’était pas gagné. Entre délais serrés, exigences éditoriales et quête d’un objet unique, Dupliprint a transformé ce défi éditorial en succès palpable.
à
10h26
Lorsque Casterman décide d’adapter Samuel — la série animée aux plus de 45 millions de vues — en ouvrage, une question majeure se pose : le public, habitué au streaming gratuit, accepterait-il d’acheter un livre racontant la même histoire ?
Pour Vincent Petit, éditeur de BD chez Casterman, l’objectif est clair : « Créer un objet que l’on a envie de garder, un véritable livre-doudou ». Il ne s’agit pas de produire un dérivé, mais un livre dont la qualité donne envie de le posséder.
Tout est repensé. Format de roman graphique contemporain, angles arrondis, ajout d’un flip-book, choix d’un revêtement doux au toucher… L’autrice redessine même 20 % des images, modifiant certains points de vue pour que la version papier vive par elle-même. L’histoire est la même, mais l’objet change tout. Restait à trouver l’imprimeur capable de donner corps à cette vision.
Optimisation technique
France Moline, directrice de production chez Casterman, se souvient : « Nous cherchions un imprimeur capable d’allier la précision de l’impression littéraire et la souplesse du manga. » L’ouvrage devait être léger, agréable à ouvrir, facile à manipuler, avec un noir trait dense et régulier. Et surtout : produit en grande quantité, en un temps record.
C’est lors d’une visite chez Dupliprint que la solution apparaît. Au détour d’une conversation en usine, le directeur propose une optimisation technique : un façonnage dos carré collé PUR, réputé pour sa solidité, associé à un papier offset offrant un toucher mat et un rendu de noir précis, sans saturation. Sans même connaître le projet, il identifie le procédé idéal. C’est là que Dupliprint fait la différence : la compréhension immédiate des contraintes éditoriales et la capacité à proposer des solutions industrielles concrètes.
Le livre devient un objet hybride, entre manga et roman graphique, un format que personne n’avait encore produit. L’expertise de Dupliprint — qui maîtrise autant l’impression littéraire que celle du manga — répond exactement au brief de Casterman. Sa proximité géographique permet un suivi serré et efficace, indispensable avec un planning aussi court.
Dès sa sortie en librairie, le résultat est évident : les lecteurs veulent non seulement lire Samuel, ils veulent le posséder.
Dupliprint n’a pas simplement imprimé un livre.
Dupliprint a donné forme à une émotion.
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Par
Éric Dupuy
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