Des ouvertures en Suisse, en Belgique, au Québec | Livres Hebdo

Par Cécile Charonnat, le 08.01.2016 Bilan 2015

Des ouvertures en Suisse, en Belgique, au Québec

La librairie Payot à Genève est ouverte depuis mars 2015. - Photo CLARISSE NORMAND/LH

Dans un réseau de librairies francophones extrêmement diversifié par sa forme et sa répartition géographique, c’est surtout en Suisse et en Belgique que se sont concentrées en 2015 les créations de magasins. L’ouverture la plus spectaculaire a eu lieu à Genève (Suisse), où Pascal Vandenberghe, P-DG et actionnaire principal du groupe Payot, a ouvert en mars, rive gauche, un magasin de 1 800 m2 dont 1 500 m2 dédiés aux livres. Fruit de la fusion de quatre librairies Payot, désormais fermées, le lieu a séduit le monde du livre qui s’est déplacé en masse pour son inauguration le 30 avril.

En Belgique, alors que deux librairies emblématiques fermaient leurs portes au premier semestre, Calligramme, à Wavre, et la bruxelloise Libris-Agora Louise, deux ouvertures ont eu lieu en mars sur des surfaces plus modestes : Tulitu, à Bruxelles, et La Traversée, à Verviers. En outre, deux librairies menacées ont échappé à la fermeture : à La Lettre écarlate, à Arlon, Géraldine Frognet a décidé, suite aux attentats dirigés contre Charlie Hebdo, de reprendre du service dans un nouveau local ; tandis que La Licorne, à Uccle, a été rachetée en septembre par un couple de clients désireux d’élaborer un projet coopératif autour de la librairie généraliste toujours dirigée par Deborah Danblon.

Au Québec, l’actualité a été marquée en septembre par la finalisation du rachat par Renaud-Bray de son principal concurrent, la chaîne Archambault. Souffrant d’un marché en forte contraction, les indépendants se sont tout de même montrés actifs en termes de transmissions, signale l’Association des libraires du Québec (ALQ). Surtout, en toute fin d’année, une nouvelle librairie généraliste de 90 m2, L’Arlequin, a vu le jour à Saint-Sauveur, au nord de Montréal.

Ailleurs dans le monde francophone, l’heure est plutôt à la stabilité. "Il n’y a eu ni catastrophes, ni événements majeurs", observe Philippe Bouchon, chargé des librairies francophones au CNL. Ainsi Londres a vu disparaître la French bookshop, mais la plus ancienne librairie francophone de la ville, La Page, a doublé sa surface de vente au printemps. Cécile Charonnat

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