Denis Sire raccroche le Perfecto | Livres Hebdo

Par Nicolas Turcev, le 17.01.2019 à 16h47 (mis à jour le 18.01.2019 à 09h59) Disparition

Denis Sire raccroche le Perfecto

Denis Sire en 2008 - Photo CAPTURE D'ÉCRAN YOUTUBE

Le dessinateur Denis Sire, pilier de la revue Métal Hurlant, est décédé à l’âge de 65 ans. Son style chic et sensuel a marqué l’imaginaire de la contre-culture des années 1980.

Le dessinateur Denis Sire, connu pour sa contribution à la revue Métal Hurlant dans les années 1970 et 1980, est décédé mercredi 16 janvier à l’âge de 65 ans. L’auteur de Bois Willys (Les Humanoïdes associés, 1981), Lisa Bay (Les Humanoïdes associés, 1985) ou encore Racing (La Sirène, 1992), se distinguait par son style rétro-chic inspiré de l’esthétique du Hollywood des années 1950, à laquelle il emprunta également ses personnages de femmes fatales, pulpeuses et voluptueuses, les "vamps". Sa dernière œuvre, 12 pilotes, est parue en 2014 chez Dupuis.
 
Avec ses confrères Mœbius, Philippe Manœuvre ou encore Jean-Pierre Dionnet, il contribua au début des années 1980 à faire vivre l’esprit punk de la revue Métal Hurlant, magazine référence de la contre-culture, précurseur de la pop-culture actuelle, à la fois geek et chic. Lorsque le titre cessa de paraître en 1987, il entama une collaboration avec la revue L’Echo des savanes, dans laquelle il publia Triste jeudi.
 
Cet amoureux des motos, véritables montures de luxe pour ses héros, a contribué à la popularisation des récits de science-fiction avec sa première publication, le space-opera Menace diabolique (Les Humanoïdes associés, 1979). Loin de se cantonner à un genre, Denis Sire savait produire la surprise en hybridant les influences. Ses univers bigarrés et loufoques pétris de nostalgie mêlaient des éléments de fantasy, d’aventures et de récits d’anticipations, à l'image de Ziblyne et Betty (Les Humanoïdes associés, 1992).

Ces dernières années, sa production se concentrait principalement sur des sports mécaniques (Courses de légende, Horizon illimité, 2003) et de l’érotisme (Baron d’Holbach, Zanpano, 2012).
close

S’abonner à #La Lettre