Décès de Mirko Kovac | Livres Hebdo

Mirko Kovac

Victime de la censure communiste en Yougoslave puis critique des nationalismes quand le pays a implosé, l'écrivain est décédé en Croatie à 74 ans.

L'écrivain Mirko Kovac, victime de la censure communiste, puis virulent critique des nationalismes à l'aube de l'éclatement de la Yougoslavie, est décédé en Croatie à 74 ans, a-t-on appris mardi auprès de son éditeur croate Fraktura.

Né au Monténégro, Kovac a vécu à Belgrade à l'époque de la Yougoslavie communiste. En raison de ses positions anti-nationalistes à l'égard du défunt président serbe Slobodan Milosevic, il a dû fuir la capitale serbe au début des années 1990.

Kovac s'était ensuite installé à Rovinj, où il sera enterré, dans la région croate d'Istrie.

"Un des plus doués écrivains postmodernistes de la littérature yougoslave", selon le quotidien croate Novi List, et lauréat de nombreux prix littéraires dans les Balkans, Mirko Kovac revendiquait son appartenance à la fois à la littérature monténégrine, serbe, croate et bosniaque. Il aussi reçu en 1993 le prix Tucholsky du PEN-Club de Suède et en 1995 le prix Herder en Allemagne.

Ses romans et nouvelles avaient souvent été condamnés par la censure communiste et retirés des librairies pour leur côté "sombre et farouchement individualiste". En 1971, son recueil de nouvelles Rane Luke Mešterevica avait été retiré des librairies et des bibliothèques.

Les oeuvres de Mirko Kovac, comme La vie de Malvina Trifkovic (Rivages, 1992), Le corps transparent (Rivages, 1995) ou La ville dans le miroir (M.E.O, 2010), ont été traduites en plusieurs langues, notamment en Europe occidentale.

Thématique

close

S’abonner à #La Lettre