Cheyne éditeur devient libraire | Livres Hebdo

Par Cécile Charonnat, le 30.05.2014 Chambon-sur-Lignon (43)

Cheyne éditeur devient libraire

La maison d’édition créée en 1980 et spécialisée dans la poésie ouvre un bar à vins-librairie.

Rêvé depuis plus de trois ans, le bar à vins-librairie de Jean-François Manier, dont le chantier a été lancé en février 2013, a ouvert le 29 mai au lieu-dit Cheyne, au Chambon-sur-Lignon (43). "Une ouverture en douceur", précise l’éditeur, qui préside toujours aux destinées de Cheyne éditeur, la maison spécialisée en poésie qu’il a fondée en 1980. Il se donne un mois pour roder son concept, baptisé L’Arbre vagabond, avant de le lancer officiellement lors d’une inauguration prévue le 21 juin et d’y abriter une bonne part du festival Lectures sous l’arbre, du 17 au 24 août. Installé dans l’ancien atelier typographique de la maison sur 250 m2, le lieu se veut "une librairie expérimentale organisée en thématiques afin de favoriser la circulation de la parole autour du livre", précise Jean-François Manier. Bar à vins et librairie sont donc largement imbriqués et se distribuent en quatre pièces aux atmosphères très différenciées. A l’entrée, la salle principale accueille la restauration et 2 000 titres dédiés aux voyages ; dans son prolongement sont installées 1 000 références en poésie. Le salon, aux tons rouges et à l’ambiance très cosy, abrite, à droite de la pièce principale, 2 000 livres de politique et d’histoire et 750 ouvrages consacrés au livre et aux pratiques de lecture. A l’opposé, un second salon met en scène la cuisine (750 titres) et le domaine érotique. Très fourni, le programme d’animations de L’Arbre vagabond se répartira selon trois axes : des rencontres, des accompagnements de pratiques culturelles (stages d’écriture, séminaires de traduction) et un soutien à la création (résidence d’auteur, expositions et mise en avant de deux éditeurs par an). Autofinancé pour moitié, le restant provenant d’un emprunt bancaire et de subventions, le concept aura coûté 300 000 euros et devrait dégager la première année 133 000 euros pour atteindre, au bout de trois ans, 190 000 euros.

Cécile Charonnat

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