BPI : Bibliosésame devient Eurekoi | Livres Hebdo

Eurekoi, le nouveau service de questions-réponses de la BPI, étoffe son réseau et intègre 21 bibliothèques supplémentaires. - Photo BPI

Le service de questions-réponses coordonné par la Bibliothèque publique d’information (BPI) change de nom et de format. Créé en 2006, Bibliosésame rassemblait jusqu’à présent 26 bibliothèques françaises qui se répartissaient les questions des internautes selon des critères géographiques ou thématiques. Aujourd’hui, le réseau s’élargit, grâce au partenariat passé avec la communauté française de Belgique qui apporte 21 bibliothèques supplémentaires, et s’appelle désormais Eurekoi. La BPI compte profiter de ce changement d’échelle pour donner une plus grande visibilité à ce service, qui stagnait un peu ces dernières années, et à en diversifier le public.

La création d’un groupe Bibliosésame sur Facebook, qui totalise aujourd’hui 20 % de l’ensemble des questions, a été un premier pas dans ce sens. Les utilisateurs y sont plus jeunes - 66 % ont entre 20 et 34 ans - que sur le site Internet.

Facebook a également permis d’introduire une dimension collaborative : "Certains internautes nous aident à répondre à des questions dans leur domaine d’expertise", témoigne Silvère Mercier, chargé de la médiation numérique à la BPI. Sur Eurekoi, une sélection de questions-réponses sera mise en avant pour illustrer leur grande variété. Dans la rubrique Savoir trouver, les bibliothécaires du réseau fourniront aux internautes leurs sources et les astuces pour trouver des informations sur des sujets tels que, Comment identifier une chanson ?. Le réseau prévoit un programme de communication important, et pas seulement au moment du lancement. "Quand les bibliothèques communiquent sur ce service, ça marche, souligne Silvère Mercier, qui présentera Eurekoi au Salon du livre de Paris lundi 23 mars sur le stand du Centre national du livre. Il est très apprécié car il est rare d’obtenir sur Internet une réponse qualifiée à une question."

La BPI en a profité pour abandonner le logiciel de l’OCLC, facturé 25 000 euros par an, au profit de celui d’une petite entreprise anglo-saxonne, Jitbit, qui ne coûtera que 2 000 euros annuels ! Plusieurs services de questions-réponses coexistent en France, parmi lesquels le Guichet du savoir de la bibliothèque municipale de Lyon, Sindbad à la Bibliothèque nationale de France, Ubib, qui fédère les bibliothèques universitaires du Grand Ouest et Rue des facs pour celles d’Ile-de-France.

Véronique Heurtematte

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