Bamboo crée sa propre force de vente | Livres Hebdo

Par Anne-Laure Walter, le 09.09.2016 bande dessinée

Bamboo crée sa propre force de vente

Olivier Sulpice, P-DG de Bamboo, et Greg Neyret, le directeur général de la diffusion. - Photo OLIVIER DION ET BAMBOO

A l’approche des 20 ans de sa maison fin 2017, Olivier Sulpice, le P-DG de Bamboo, passe un cap en créant sa force de vente. "Notre maison arrive à une certaine taille et, si nous voulons progresser, nous devons maîtriser notre diffusion comme avant nous Delcourt, Actes Sud ou les Arènes, explique-t-il. Même si je suis encore un peu juste en termes de chiffre d’affaires pour avoir ma propre force de vente, c’est fondamental pour travailler le fonds et avoir plus de retours du terrain."

L’équipe de Bamboo diffusion commencera la prospection en octobre pour les livres à paraître au premier trimestre 2017. A compter du 1er janvier, les titres de Bamboo, Grand Angle et Doki Doki, soit 130 nouveautés chaque année, ne seront plus diffusés par Delsol et Hachette (qui conserve toutefois la diffusion 2e niveau et export), mais resteront distribués par Hachette. Greg Neyret, le directeur commercial et marketing de Bamboo, est nommé directeur général diffusion. Agé de 44 ans, il a débuté il y a vingt-cinq ans chez Dargaud comme représentant puis responsable comptes clés. Il est entré ensuite dans un cabinet de conseil qui assurait la direction commerciale en externe de maisons d’édition et a travaillé pour Les Humanoïdes associés et Bamboo qu’il a rejoint au bout de sept ans. Il chapeaute une équipe de huit représentants "quasiment tous issus du produit culturel", répartis par zones géographiques. Bamboo diffusion aura aussi une télévendeuse, un responsable comptes clés ainsi qu’un directeur des ventes, François-Xavier Gillot, venu du jouet.

Si les mises en place risquent d’être un peu plus faibles par rapport à la force de frappe Delsol-Hachette, Olivier Sulpice, qui ne renie pas le très bon travail de son ancien diffuseur, mise sur une meilleure réactivité dans les réassorts. "Il s’agit aussi de diffuser les valeurs de la maison, d’assurer un meilleur service aux auteurs et de travailler notre image", précise celui qui est encore trop assimilé à la bande dessinée pour supermarchés. Il ne se leurre pas et prévoit des marges réduites pour cet investissement important. "Il faudra selon les prévisionnels deux ans pour rentabiliser. C’est un pari. Nous sommes condamnés à la croissance interne, mais peut-être aussi externe", lance-t-il, laissant présager une acquisition dans les prochains mois.

Anne-Laure Walter

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