Comme le miraculeux best-seller d'une année promet rituellement un retour de bâton l'année suivante, plusieurs éditeurs parmi les mieux classés pour leur croissance de chiffre d'affaires en 2009 apparaissent, dans la douleur du souvenir de l'absent, parmi les plus fortes baisses d'activité en 2010, sans qu'il faille, heureusement, en tirer des conclusions pessimistes.

C'est le cas cette année de Lattès, orphelin du dernier Dan Brown ; d'Albert-René au lendemain d'un album d'Astérix ; d'Imav sans nouvel inédit du Petit Nicolas, entre autres exemples. La quasi-totalité des éditeurs inscrits pour 2010 dans le tableau des plus importantes pertes de chiffre d'affaires n'y figurait pas l'année précédente et - on peut déjà le prévoir - n'y figurera pas l'an prochain.

De même, les éditeurs enregistrant des reculs d'activité ne sont pas réunis dans un secteur particulier. Ils relèvent de la littérature comme de la bande dessinée et du manga, et des différentes branches de l'édition d'éducation. Aucun éditeur de livres pour la jeunesse n'apparaît toutefois dans le tableau.

28.05 2015

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