Au Québec, le livre papier n’est pas menacé par le livre numérique | Livres Hebdo

Par Agathe Auproux, le 19.11.2014 à 17h14 (mis à jour le 19.11.2014 à 18h00) Numérique

Au Québec, le livre papier n’est pas menacé par le livre numérique

D’après une étude menée au Québec, le livre numérique ne représente pas une menace pour le livre imprimé.

Le livre papier a encore de beaux jours devant lui. C’est l’attestation de la dernière étude sur “Les intentions d’achat de livres numériques” réalisée par Léger, la plus grande firme de sondages et de recherche du Canada, pour la Société de gestion de la Banque de titres de langue française (BTLF).
 
Dans le quotidien Le Devoir publié à Montréal, Mathieu Gagné, vice-président adjoint aux communications stratégiques chez Léger, affirme que les lecteurs de formats papier n’abandonnent pas les livres physiques au profit des livres numériques : “Il y a des occasions d’achat qui semblent transférées vers le numérique, mais l’acheteur de livres imprimés reste un acheteur de livres imprimés. La progression ne semble pas se faire par vases communicants”, explique-t-il.
 
Si le livre numérique occupe une place grandissante dans les habitudes des Québécois, le livre imprimé ne s’en trouve pas menacé. En effet, le pourcentage de la population ayant acheté un ebook augmente, passant de 11% en 2012, année de la première étude, à 14% en 2014. Le nombre de tablettes et de liseuses par foyer enregistre également une hausse significative. D’après le rapport, le pourcentage de Québécois possédant une tablette électronique est passé de 23 à 50% en deux ans. 13% des Québécois utilisent quant à eux une liseuse en 2014, contre 7% en 2012. Pour autant, la société Léger expose que 65% des Québécois continuent d’acheter des livres papiers, chiffre resté inchangé depuis 2012. 

“C’est une étude qui apporte un nouvel éclairage sur les ventes de livres au Québec. Quelle est l’attitude des Québécois face au livre numérique ? Est-il un concurrent au papier ? Il semble que non. Il semble plutôt être un complément”, affirme, au quotidien Le Devoir, la directrice générale de la BTLF Diane Ouellet. 43% des livres achetés en format numérique sont des ouvrages francophones, précise l’étude, contre 33% de livres en anglais.

Le sondage a été mené sur Internet auprès de 2018 Québécois du 13 au 28 octobre dernier.

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