CINÉMA

Au cinéma, les adaptations sont à la fête

Guslagie Malanda et Pierre Andrau dans Mon amie Victoria - Photo LES FILMS DU LOSANGE

Au cinéma, les adaptations sont à la fête

Une seule adaptation sortira le 24 décembre mais la semaine prochaine plusieurs films enverront les cinéphiles en librairie. Biopic, histoire, drame, polar ou comédie: il y en a pour tous les goûts.

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Par Marie-Christine Imbault,
Créé le 23.12.2014 à 17h00,
Mis à jour le 23.12.2014 à 17h00

La seule adaptation en salle ce mercredi 24 décembre n’est pas vraiment un conte de Noël : Cours sans te retourner de l'allemand Pepe Danquart, est l’histoire d’un jeune juif polonais de 8 ans obligé de fuir le ghetto de Varsovie après la mort de sa mère. C'est aussi celle d’Uri Orlev, dont le roman éponyme est réédité pour l’occasion chez Flammarion Jeunesse.

Place à la comédie le 31 décembre avec Patrice Leconte qui réunit  Christian Clavier, Carole Bouquet et Stéphane de Groodt dans Une heure de tranquillité, adapté de la pièce de Florian Zeller publiée en 2013 à l’Avant-Scène théâtre, lors de sa mise en scène par Ladislas Chollat avec Fabrice Lucchini dans le rôle principal. L'histoire est celle de Michel, passionné de jazz, qui cherche de la tranquillité pour un album rare qu'il vient de dénicher. Mais le monde entier a décidé de se liguer contre lui. Prêt à tout pour avoir la paix, il va mentir à son entourage.


Connu pour ses films d’horreur, le réalisateur Jim Mickle change de registre avec Cold in July, un thriller adapté du roman de Joe R. Lansdale, Juillet de sang (Gallimard). Avec Michael C. Hall (Dexter) et Sam Shepard, ce polar, présenté au dernier festival de Cannes, se déroule en 1989 au Texas: une nuit, Richard Dane abat un homme qui vient de pénétrer dans sa maison. Considéré comme un héros par tous les habitants de la ville, il est entraîné malgré lui dans un monde corrompu et violent.


A l’occasion de son adaptation par Jean Paul Civeyrac sous le titre Mon amie Victoria, également en salle le 31 décembre, le roman de Doris Lessing, Prix Nobel de littérature, Victoria et les Staveney est réédité chez J’ai Lu avec l’affiche du film en couverture. Victoria est incarnée par Guslagie Malanga, tandis que la famille Savinet est composée de Catherine Mouchet, Pascal Greggory, Alexis Loret et Pierre Andrau. Victoria, fillette à la peau noire issue d'un milieu modeste a passé une nuit dans la famille bourgeoise de Thomas à Paris. Des années plus tard, ils se retrouvent. Leur brève aventure fait naître un bébé, mais Victoria attend sept ans avant d'en révéler l'existence.



Enfin s’il n’est pas une adaptation, le biopic Pasolini d’Abel Ferrara avec Willem Dafoe renvoit à de nombreux ouvrages, notamment la biographie que lui consacre René de Ceccatty chez Folio Biographies (2005). Points vient également de publier La persécution; une anthologie, 1954-1970, recueil de poèmes écrits par le cinéaste, dans une édition bilingue français-italien. A noter aussi la présence du réalisateur parmi le sportraits que dresse Anne Wiazemsky dans Un an après (Gallimard, 8 janvier 2015), témoignage d'une époque où elle vivait avec Jean-Luc Godard. Dans ce film, Ferrara ne s'intéresse qu'au dernier jour de la vie de l'artiste italien, entre le montage de Salo qu'il est sur le point d'achever et son meurtre sur une plage d'Ostie.

 
 

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