Edition

Attentats de Charlie Hebdo : le procès raconté par Yannick Haenel et François Boucq

Extrait de Janvier 2015, Le procès. Texte Yannick Haenel. Dessins : François Boucq

Attentats de Charlie Hebdo : le procès raconté par Yannick Haenel et François Boucq

Les Échappées publient un ouvrage retraçant en texte et en dessin l’intégralité du procès des attentats de 2015. 

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Par Pauline Gabinari,
Créé le 20.01.2021 à 16h16,
Mis à jour le 20.01.2021 à 16h36

Janvier 2015, Le procès, est le témoignage immersif, rédigé au jour le jour parYannick Haenel et illustré en direct par François Boucq. Il retrace l’intégralité du procès des attentats perpétrés contre la rédaction de Charlie Hebdo, la policière de Montrouge et le magasin Hyper Casher. De l’ouverture du procès au verdict final, entre début septembre et fin octobre 2020, chaque étape y est abordée et plonge le lecteur au cœur des nombreuses interrogations qui ont parcouru ces derniers mois. 

Des textes inédits 

L’ouvrage regroupe des textes et des dessins inédits ainsi que des chroniques publiées durant le procès. Il est composé par Yanick Haenel, rédacteur à Charlie Hebdo depuis 2015 et auteur de Jan Karski (Prix du Roman Fnac et prix Interallié 2009, Gallimard) ou encore de la biographie du Caravage, La solitude Caravage (2019, Fayard), et par le dessinateur, François Boucq, créateur du personnage Jérôme Moucherot et de Face de Lune (Le Lombard, 2018). 

 

Extrait du livre "Janvier 2015, Le procès" - Photo FRANÇOIS BOUCQ, LES ECHAPPÉES

Initialement prévu pour la fin du procès le 10 décembre mais retardé suite au prolongement de ce dernier, Janvier 2015, Le procès, tiré à 75 000 exemplaires, est disponible en kiosque, dès le 20 janvier, accompagné de l’hebdomadaire, et dès le 21 janvier en librairie.  

En octobre 2020, Les Échappées avaient déjà publiées un livre anniversaire à l’occasion des 50 ans de Charlie Hebdo. Meilleure vente de beaux livres en 2020, l’ouvrage s'est vendu à plus de 60000 exemplaires depuis sa parution.
 

Le rire, les amoureuses de la liberté 

"Il y a eu aujourd’hui un moment extraordinaire. À la demande de ses proches, des dessins de Charb, assassiné avec ses amis le 7 janvier dans les bureaux de Charlie Hebdo, dont il était le directeur de la publication, ont été projetés sur le grand écran du tribunal. La salle riait, et après sept jours passés à détailler des horreurs et à pleurer les morts, rire nous a fait du bien à tous. Lorsque est arrivé le dessin d’une femme en burqa avec les fesses à l’air qui entonne l’air de « Chacun fait fait fait, c’qui lui plaît plaît plaît », figurez-vous que ce sont les accusés, du moins quelques-uns d’entre eux, qui n’ont pu retenir leur hi- larité. Le rire plus fort que la haine ? On aimerait tellement que ce soit vrai. […] J’ai pensé, en écoutant ces parties ci- viles, comme on les appelle au tribunal, que l’amour n’était jamais triste. Que le deuil pouvait bien nous traverser, nous envelopper, nous alourdir, il ne touchait pas l’amour. J’ai pensé que seul l’amour est irréductible. Les hommes meurent, mais pas l’amour, qui est littéralement plus fort que la mort, et lui survit. Les femmes que nous avons écoutées souffrent, et pourtant l’on a senti aujourd’hui qu’une flamme en elles se soustrait à la mélancolie de la perte, une flamme qui intensifie encore leurs sentiments et rend si beaux, si nécessaires ces moments rares, lesquels, en ce lieu où l’on remue quotidiennement des ténèbres criminelles, relèvent presque du miracle." 
 


 


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