Un garçon pas comme les autres. À chaque rentrée littéraire, un premier roman au moins s'extrait de la foule de ses congénères, suscitant la plus vive curiosité et s'avançant précédé de rumeurs flatteuses. Cette année, il y a à parier que, fort de ses déjà nombreuses traductions et de la vente de ses droits en collection de poche et en livre audio, l'heureux élu pourrait être Le nénuphar, signé par une jeune femme dont on sait peu de choses si ce n'est qu'elle vit entre Paris et New York et travaille dans la communication, Alexandrine Descotes. Tout part d'une interrogation. La future autrice a 18 ans lorsqu'elle se demande pour la première fois pourquoi son frère, sa sœur et elle sont nés triplés par fécondation in vitro. À cette question, forcément angoissée, sur son identité, ce sont ses grands- parents paternels, et notamment sa grand-mère, Colette, qui vont apporter la réponse. Ce sera le début pour Alexandrine Descotes d'une enquête dans les eaux profondes d'un secret familial qui prend sa source à Lyon en 1959 avec la naissance d'un enfant, un garçon, qui ne ressemble à aucun autre. Une histoire de douleur, de secret partagé et avant tout aussi, une histoire d'amour.
Que l'on ne s'y trompe pas, ce qui fait la force, singulière, de ce livre, ce n'est pas qu'il revienne sur l'un des plus grands scandales sanitaires de la deuxième moitié du siècle dernier, l'affaire dite du « Distilbène » ; c'est la manière juste et puissante avec laquelle Alexandrine Descotes s'y affronte. Son humanité et la sorte de paradoxale douceur qui est la sienne ne sont pas sans rappeler celles d'Adèle Yon dans Mon vrai nom est Elisabeth. On ne peut que souhaiter à ce Nénuphar un identique destin.
Le nénuphar
Le Bruit du monde
Tirage: 11 000 ex.
Prix: 19 € ; 208 p.
ISBN: 9782386011115
