Antoine Gallimard, P-DG de Gallimard- Photo O. DION

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Dans une logique de croissance, Antoine Gallimard s'est le tout premier déclaré intéressé par un rachat de Flammarion, qui hisserait le nouvel ensemble au troisième rang de l'édition française, derrière Hachette Livre et Editis, avec un chiffre d'affaires global de l'ordre de 450 millions d'euros. A la tête d'une maison centenaire, le président du SNE dispose d'une aura internationale. Son offre rassure les salariés de Flammarion, car il souhaite conserver l'autonomie des deux structures.

SES MOTIVATIONS

Le P-DG de Gallimard juge les deux groupes complémentaires, avec une ligne éditoriale plus contemporaine et dans l'air du temps chez Flammarion, notamment grâce à J'ai lu, plus populaire que Folio, ou Casterman et son important catalogue de BD. Gallimard et Flammarion se connaissent bien et partagent notamment une structure de distribution au Canada, la Socadis.

SON POINT FAIBLE

Alors que les centres logistiques de chacun des deux groupes sont déjà efficaces et à pleine capacité, il y a peu de synergies industrielles à attendre d'un rapprochement, même si l'irruption de financiers pourra amener à la recherche de réductions de coût. Gallimard devra aussi bâtir une instance de direction apte à gérer un groupe deux fois plus gros.

31.12 2014

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