Hervé de La Martinière

Hervé de La Martinière- Photo OLIVIER DION

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Pour expliquer leur fusion, Penguin et Random House "parlent très peu du papier mais font passer le message selon lequel le marché de l'avenir sera celui du numérique", note Hervé de La Martinière. Or, si ce dernier "prendra une part de marché non négligeable, il ne remplacera pas le papier, qui se tient bien aux Etats-Unis comme en France", estime le P-DG de La Martinière. Abrams, la filiale américaine du groupe, implantée dans le livre illustré, a enregistré une progression de chiffre d'affaires de 40 à 130 millions de dollars (31 à 102 millions d'euros) en quatre ans grâce au succès de la série jeunesse Wimpy Kid. "Je suis frappé de voir à quel point le numérique occupe les esprits, au point de susciter des concentrations de cette ampleur, alors que son marché n'est pas encore vraiment là", relève Hervé de La Martinière, qui "sent bien que l'ambiance est au regroupement des forces et à la réorganisation". "Evénement important", le rapprochement de Penguin et Random House "poursuit un mouvement de concentration que l'on connaît aussi en France, notamment dans la diffusion et la distribution".

28.10 2014

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