Le phénomène de « blockbusterisation » se poursuit dans le manga, où les ventes du rayon se révèlent encore plus concentrées cette année. Pour la période de janvier à mai 2013, elles se répartissent sur 14 séries publiées par cinq éditeurs, contre 16 relevant de 8 éditeurs pendant la même période de l’an passé, et 19 un an plus tôt. Les deux séries phares, dont le premier et le dernier tomes figurent dans les dix meilleures ventes de l’année, restent One piece (Glénat), avec ses 22 volumes dans le palmarès, et Fairy tail, avec 12 volumes classés. Ces deux mangas, qui occupent près de 80 % des places du palmarès, ont toujours le vent en poupe puisqu’ils continuent à recruter des lecteurs sur leur premier tome.
Seule une série lancée en 2013 apparaît dans le top 50, King’s game, dont le volume 1 entre en 24e position. Cette prouesse est réalisée par la maison indépendante Ki-oon, qui continue à gagner du terrain avec 3 titres dans le Top 50, dont Judge, vol. 6, à la 11e place, et Prophecy, vol. 2, un manga qu’ils éditent directement avec l’auteur au Japon.
Kana, qui a retrouvé son rythme de publication pour Naruto, parvient à placer 5 titres dans le palmarès contre 3 un an plus tôt sur la même période, et 15 l’année précédente. Seuls les trois derniers tomes de Naruto figurent au classement, ce qui signifie que la série n’attire plus massivement de nouveaux lecteurs qui débuteraient dans l’intrigue.
Kurokawa maintient ses résultats avec les deux mêmes séries que l’an dernier dans le palmarès, à savoir Soul eater, vol. 22, en 30e position et Inazuma eleven, vol. 10, à la 38e place. <
