Le palmarès des grands prix de printemps 2019 de la SGDL | Livres Hebdo

Par Nicolas Turcev, le 20.06.2019 à 15h52 (mis à jour le 20.06.2019 à 16h00) Proclamation

Le palmarès des grands prix de printemps 2019 de la SGDL

Isabelle Marrier - Photo CLAUDE GASSIAN-FLAMMARION

Le dramaturge Jean-Claude Grumberg a reçu le grand prix de la SGDL pour l’ensemble de son œuvre, tandis que le grand prix de la Fiction a été attribué à Isabelle Marrier pour Le silence de Sandy Allen, paru chez Flammarion.

La Société des gens de lettres a dévoilé, mercredi 19 juin, le palmarès des grands prix de printemps de la SGDL, qui récompensent chaque année plusieurs auteurs français de fiction et de non-fiction, ainsi que, pour la première fois, un traducteur.

Le Grand prix SGDL de littérature, doté de 15 000 euros, a été attribué au dramaturge et écrivain Jean-Claude Grumberg pour l’ensemble de son œuvre. Il est l’auteur d’une trentaine de pièces de théâtre dont L'Atelier, Zone libre et Vers toi terre promise pour lesquelles il a été triplement distingué par le Molière de l’auteur. En tant qu’écrivain, il a publié plusieurs textes au Seuil dont son dernier, La plus précieuse des marchandises, vient d’être récompensé par le prix des lecteurs de l’Express/BFMTV. Il succède à la journaliste et essayiste Dominique Sigaud.
 
"Observateur attentif de son temps, Grumberg pointe du doigt les dérives et les tares de nos sociétés, n’en finissant jamais, lui, le fils de tailleur, de tailler des costards aux bêtes immondes tapies dans nos arrière-cours. Halte au racisme, à l’injustice, à l’exclusion, à la pauvreté. Grumberg a choisi son camp, celui du burlesque, du rêve et du merveilleux pour dénoncer la bêtise et les peurs qui font le lit des extrémismes", a déclaré dans un communiqué la présidente de la SGDL, Marie Sellier.
 
Le Grand prix de la traduction, attribué conjointement par la SGDL et le ministère de la Culture, et lui aussi doté de 15 000 euros, a été remis à Anne Colin du Terrail, traductrice du finnois et de l’anglais. Elle a fait connaître en France des auteurs tels qu’Arto Paasilinna, Leena Jander ou Johanna Sinisalo. Elle a reçu, en 2003, le prix d’Etat finlandais du traducteur étranger pour l’ensemble de son œuvre. "Son travail a ceci de particulier que, malgré la diversité des styles abordés, son écriture ne semble peser d’aucun poids tant elle épouse naturellement le texte," a souligné la présidente de la commission traduction de la SGDL Evelyne Châtelain.
 
Enfance et sensations

Le Grand prix de la fiction est revenu à Isabelle Marrier pour son cinquième roman, Le silence de Sandy Allen, paru chez Flammarion. L’ouvrage retrace l’histoire de l’américaine Sandy Allen, la plus grande femme du monde, à travers un récit introspectif sur le mal-être et la différence. "C’est un récit sur nous, sur nous tous qui avons, comme Sandy, grandi dans la peur d’être différent, qui vivons dans l’effroi d’être hors cadre, qui subissons la violence de la norme, et qui n’en parlons pas. Il est là le Silence de Sandy, c’est le nôtre," a déclaré Emmanuelle Heidsieck, vice-présidente du bureau de la SGDL.
 
L’ancien président du Conseil constitutionnel Robert Badinter a été récompensé par le Grand prix SGDL de la non-fiction pour Idiss (Fayard), le récit de vie de sa grand-mère, juive moldave immigrée en France.

Le prix du roman jeunesse est revenu à l’enseignante franco-américaine Laura Jaffé pour Journal d’une fille-chien (La ville brûle), l’histoire de la jeune Josépha, atteinte d’hypertrichose, un dérèglement hormonal qui se traduit par une pilosité envahissante.

Enfin, le prix de la poésie a été attribué à Olivier Domerg pour La somme de ce que nous sommes (Lanskine), un recueil sur la thématique de l’enfance et des sensations.
 
Les grands prix de la fiction, de la non-fiction, de la jeunesse et de la poésie sont chacun dotés de 4 000 euros.
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