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La BnF analyse les tendances de la production de livres en 2013

Le dépôt légal a été conçu en France par l’ordonnance royale du 28 décembre 1537. La BnF en a la charge. - Photo WIKIMEDIA COMMONS

La BnF analyse les tendances de la production de livres en 2013

La Bibliothèque nationale de France publie la 3e édition de l’Observatoire du dépôt légal : reflet de l’édition contemporaine, un document qui révèle les grandes tendances de l’édition française en 2013, statistiques à l’appui.

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Par Souen Léger,
Créé le 16.07.2014 à 17h04,
Mis à jour le 17.07.2014 à 16h16

Pour étudier les grandes évolutions de l’édition française, la Bibliothèque nationale de France (BnF) dispose d’un outil précieux : le dépôt légal. Celui-ci permet à la BnF de recevoir tout document édité, importé ou diffusé en France.

Pour la troisième année, l’établissement publie l’Observatoire du dépôt légal: reflet de l’édition contemporaine, offrant ainsi des indices utiles, notamment sur la production de livres imprimés et ses grandes tendances.
 
La production augmente, le tirage initial baisse
 
D’après ce document, en 2013, ce sont 74 818 livres qui ont été enregistrés au titre du dépôt légal, soit près de 4% de plus qu’en 2012. Un chiffre proche de celui fourni par Electre qui a enregistré 66 527 nouveautés et nouvelles éditions en 2013, en augmentation de 1,7% par rapport à l’année précédente.
 
En revanche, comme en 2012, le tirage initial médian est de 1500 exemplaires, en baisse par rapport à 2011 (1700), 2010 (1800) et 2009 (2000).
 
Une production concentrée et parisienne
 
Suivant l’évolution des années passées, le nombre de déposants augmente avec 7 660 déposants en 2013, parmi lesquels les auteurs auto-édités représentent une part toujours plus grande (24,8%). Mais les chiffres montrent aussi que la plus grande partie de la production est concentrée puisque seuls 1,5% des déposants dépassent le seuil des 100 livres. 
 
En tête du palmarès des plus gros déposants figurent les mêmes acteurs que les années précédentes : l’ensemble Aparis-Edilivre qui est pour la première fois le principal déposant, suivi de près par L’Harmattan, Gallimard et Hachette.
 
La production reste fortement ancrée dans la capitale, puisque le quart des déposants est parisien (23% en 2013) et, au total, le tiers vient d’Ile-de-France. Viennent ensuite les régions Provence-Alpes-Côte d’Azur, Rhône-Alpes et Midi-Pyrénées.
 
Le règne de la fiction
 
La surreprésentation de la fiction, déjà constatée les années passées, ne se dément pas. Parmi les livres déposés en 2013, près de 4 sur 10 sont en effet des ouvrages de fiction. Ils se répartissent en romans (19,1% du total), littérature jeunesse (8,3%), bandes dessinées (5,7%), poésie (4,3%), et théâtre (1,1%).
 
Les traductions pèsent lourd
 
Cette année, pour la première fois, la BnF a ajouté des données sur les langues originales. En 2013, la proportion de publications traduites représente 19% de l’ensemble des parutions reçues au dépôt légal. Un chiffre voisin des données Livres Hebdo/Electre selon lesquelles la part des traductions dans l’ensemble de la production éditoriale française s’élève à 17,5 %.
 
Plus de la moitié de ces traductions vient de l’anglais, quand le japonais est désormais la deuxième langue originale de traduction, grâce aux mangas.

Commentaires (1)

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Micheline

il y a 6 ans à 09 h 47

Il est normal que le nombre d'exemplaires baisse : il y a un énorme progrès, l'impression à la demande ! Cela permet de n'imprimer que ce qui est effectivement commandé, d'où plus d'ouvrages au pilon. Et il y a beaucoup plus de choix, grâce aux possibilités de se faire éditer.


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