RAPPORT

Horaires d'ouverture : peut encore mieux faire

Horaires d'ouverture : peut encore mieux faire

Le dernier rapport de l'Inspection des bibliothèques sur l'extension des heures d'ouverture note des avancées notables dans les établissements français. Mais il souligne qu'il reste beaucoup à faire pour que les horaires soient adaptés à tous les publics.

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Par Laurence Santantonios,
Créé le 18.01.2013 à 00h00,
Mis à jour le 01.02.2013 à 00h00

La nécessaire extension des heures d'ouverture dans les bibliothèques françaises fait l'actualité depuis plusieurs années et a donné lieu à diverses enquêtes et autres incitations de la part des pouvoirs publics. Où en est-on aujourd'hui ? Quels progrès, quels obstacles, et quelles recommandations ? C'est l'objet d'un rapport signé par Dominique Arot, doyen de l'Inspection des bibliothèques (1).

La médiathèque Georges-Brassens à Drancy ouvre tous les jours. - Photo VILLE DE DRANCY

En ce qui concerne les bibliothèques universitaires, traditionnellement mal classées selon les moyennes européennes, les incitations du ministère de l'Enseignement supérieur et le volontarisme des équipes ont porté leurs fruits : il y a eu un bond ces vingt dernières années puisqu'on est passé de 40 à 60 heures hebdomadaires en moyenne. Les plus performantes, comme les bibliothèques de santé et médecine, ou quelques BU pionnières frisent les 80 heures, se rapprochant enfin des moyennes des grandes universités européennes.

Pour les bibliothèques municipales, la moyenne nationale reste basse - autour de 19 heures -, mais c'est une valeur un peu faussée par la présence de très petites bibliothèques faisant partie de l'échantillon. Il faut plutôt retenir le chiffre de 32 heures pour les bibliothèques de villes de plus 50 000 habitants et 40 heures pour les équipements les plus importants. Pour l'auteur du rapport, cela reste insuffisant. "Trop de bibliothèques municipales encore calquent leurs horaires sur les rythmes de travail des services administratifs et, de ce fait, excluent a priori toute une partie de leurs publics potentiels", écrit-il. Et il insiste sur ce point : «Les insuffisances des bibliothèques françaises, à l'Université comme dans les villes, pénalisent en premier lieu les populations les plus fragiles : étudiants salariés, familles qui ne partent pas en vacances, travailleurs aux horaires irréguliers."

Pour remédier à ce déficit, le rapport préconise des mesures : renouveler radicalement la conception du métier de bibliothécaire en mettant au centre la médiation face au public ; améliorer l'organisation interne du travail ; mettre à niveau les moyens de fonctionnement ; favoriser le recours à l'emploi étudiant ; concevoir les bibliothèques, lors des chantiers de construction ou de rénovation, susceptibles d'être ouvertes avec un petit nombre d'agents ; tirer le meilleur parti des services en ligne et de tout ce qui peut rendre les services de la bibliothèque accessibles en dehors des heures d'ouverture (boîte de retour...) ; favoriser sur un même site les concertations entre établissements (BU et BM) sur les horaires d'ouverture et d'été. Ce n'est pas le moment de baisser les bras...

(1) http://www.enseignementsup-recid66472

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