Technologies

electre.com se réorganise autour des services

electre.com se réorganise autour des services

Sous la nouvelle marque Electre Data Services (EDS), Electre enrichit son offre à l'intention des professionnels du livre. _ Propos recueillis par Hervé Hugueny

Créé le 07.09.2018 à 00h00,
Mis à jour le 07.09.2018 à 10h11


Nous accompagnons l'évolution des usages de nos clients, influencés par la transformation numérique, souligne Christophe Chmiel, directeur exécutif data services et systèmes d'information chez Electre SA (1). «Les ventes en ligne, l'utilisation mobile, les réseaux sociaux sont bien plus développés que lors de la sortie de la dernière version d'Electre, qui reste la plus qualitative des bases bibliographiques du marché, mais qui doit s'ouvrir à tous ces nouveaux besoins. » Aussi, le service change de nom pour refléter cette évolution.
« Notre socle est la data, mais nous l'enrichissons de nouveaux services, d'où l'appellation Electre Data Services (EDS) », explique Christophe Chmiel.

La nouvelle offre d'EDS s'articule en deux pôles : les outils facilitant l'acquisition et la diffusion du livre, et les prestations (audit et formation). L'application mobile Electre, qui permet d'appeler une notice de la base en scannant le code-barres d'un livre avec un smartphone, est ainsi refondue, et désormais reliée au compte abonné de son utilisateur. « Un bibliothécaire qui réalise ses commandes directement en librairie, ou découvre dans un salon des livres qu'il juge intéressants pour son fonds, peut enregistrer la notice dans un panier, pour une acquisition ultérieure des ouvrages auprès de son libraire fournisseur », annonce Christophe Chmiel. L'application est aussi une version mobile d'electre.com, avec une recherche multicritère (titre, auteur, éditeur, thèmes et sous-thèmes).

De nouveaux acteurs

La base s'ouvre également à de nouveaux acteurs de l'univers du livre, comme les concepteurs d'applications de gestion de bibliothèques personnelles et de partage de livres. Un contrat vient ainsi d'être signé avec Tonbooktoo, une application qui propose de créer des communautés autour du prêt, du don ou de la vente de livres (2).

EDS ouvrira aussi une plateforme (www.livres-choisis.com) permettant à ses clients de créer simplement des sites bibliographiques thématiques, en puisant des sélections de notices dans la base. L'objectif de cette « usine à sites » est de permettre à des libraires ou des bibliothécaires invitant un auteur, organisant une manifestation ou un salon, de créer en toute autonomie une vitrine numérique correspondant au thème de leur événement. « Le but est d'aider les professionnels à communiquer en utilisant la richesse de nos données », indique Christophe Chmiel. Ces sites pourront aussi être enrichis d'autres contenus, textes, illustrations, vidéos, etc.

EDS proposera parallèlement une veille thématique à tout client intéressé par le suivi des nouveautés sur un sujet quelconque, avec un envoi hebdomadaire ou mensuel. « Cette veille est une des fonctions de la base à laquelle seuls les abonnés avaient accès, mais que nous pouvons fournir à des utilisateurs bien au-delà de l'univers professionnel du livre. EDS évoluera vers plus de souplesse, de services à la carte, ou en dehors de l'abonnement, qui ne sera plus la seule condition d'accès », déclare le directeur d'EDS.

Dans le prolongement de ces outils, qui permettront d'améliorer la circulation et la visibilité des 2,1 millions de notices de la base sur Internet, EDS propose aux éditeurs, et à leurs diffuseurs, un audit de qualité de leurs métadonnées. « A partir d'un échantillon de notices bibliographiques de l'éditeur, nous vérifierons comment apparaissent leurs livres sur les principales plateformes de vente en ligne, en les comparant à celles d'éditeurs et de références semblables. En fonction du résultat, nous proposerons des conseils et des améliorations, à réaliser par le client, ou par nous-mêmes, indique Christophe Chmiel. Le point important est la complétude des métadonnées : les lacunes ou les erreurs dans l'argumentaire d'un ouvrage entraînent l'absence de mots-clés, remplacés par des thèmes génériques, ce qui dégrade la visibilité du livre sur les plateformes de vente. La qualité de la donnée est un élément primordial de sa bonne circulation », insiste-t-il.

D'autres offres sont en cours de réflexion, cette fois autour de l'exploitation des données d'utilisation d'electre.com. « La base enregistre en moyenne 2,5 millions de recherches quotidiennes. A partir de cette masse de requêtes et à l'aide des technologies issues du big data, une multitude de nouveaux services sont à portée de main, et notamment la prédiction des ventes,  souligne Christophe Chmiel. Notre métier, c'est la gestion de la donnée. Nous avions externalisé la fonction IT, ce qui pouvait être concevable il y a quelques années, mais il est maintenant essentiel de la maîtriser en interne. C'est le chantier que nous avons démarré, avec des moyens de développement qui nous permettront d'être plus agiles et plus réactifs », prévoit le directeur d'EDS.


(1) Livres Hebdo appartient également à Electre SA.


(2) Voir LH 1166, du 23.3.2018, p.31.

Les données d'EDS

2,1
millions de notices (livres imprimés et numériques)

3 000
clients

2,5
millions de recherches quotidiennes

6 000
titres référencés par mois

Commentaires (0)

Espace réservé aux abonnés

Livres Hebdo a besoin de votre voix. Nous apprécions vos commentaires sur le sujet, vos critiques et votre expertise. Les commentaires sont modérés pour la courtoisie.

Connectez-vous Pas encore abonné ? Abonnez-vous

On vous
RECOMMANDE

Les dernières
actualités