Des pistes pour réduire l'impact environnemental de l'édition | Livres Hebdo

Par Catherine Andreucci, avec ca, le 19.03.2011

Des pistes pour réduire l'impact environnemental de l'édition

Le stand du SNE au Salon du Livre © Olivier Dion

La toute jeune commission environnement du Syndicat national de l'édition a présenté ses premiers chantiers au Salon du livre de Paris.

Créée en septembre 2010, la commission environnement du Syndicat national de l'édition a présenté, samedi 19 mars au Salon du livre de Paris, plusieurs chantiers de réflexion pour réduire l'impact environnemental de la production et de la distribution de livres imprimés et numériques.

Fin juillet débutera une phase d'expérimentation de l'étiquetage sur l'impact environnemental des livres. « Il nous faut inventer les critères à évaluer, trouver le type d'étiquetage qui convient, travailler avec les imprimeurs, les papetiers.... », explique Pascal Lenoir (Magnard-Vuibert). Le deuxième chantier consistera à répertorier les textes législatifs contraignants en matière environnementale que les éditeurs doivent intégrer.

La commission Environnement a été constituée après un contact entre le regroupement des Editeurs écolo-compatibles, qui rassemble 7 maisons d'édition, et le SNE suite au dernier Salon du livre. « La commission regroupe des gens de bonne volonté qui ont envie d'avancer. Pour l'instant, il s'agit essentiellement de fabricants. J'aimerais que les chefs de maison s'impliquent sur ces questions, lance Jean-Luc Ferrante, des éditions La Plage. Il faut faire savoir que notre industrie n'est pas extrêmement polluante et que nous avons décidé de travailler pour faire en sorte que notre production soit plus vertueuse sur le plan environnemental. »


« Réduire de 9% ce bilan à périmètre constant d'ici 2012 »

Directeur de la communication d'Hachette Livre, Ronald Blunden, a mis en place au sein du groupe un plan d'action après un bilan carbone réalisé en 2008. Objectif : « réduire de 9% ce bilan à périmètre constant d'ici 2012. » A partir du printemps, la centrale de fabrication d'Hachette Livre pourra proposer aux éditeurs qui en feront la demande des devis réalisés à travers le prisme écologique, en plus des devis habituels. «Il appartiendra à l'éditeur qui est souverain de décider ce qu'il va en faire. On aura fait un pas énorme en matière de pédagogie » , souligne Ronald Blunden. D'ici 2012, la part de papier recyclé dans la production devra être de 10 ou 12 %, et celle du papier certifié de 80 %.

Cependant, comment arbitrer entre des critères environnementaux et des critères d'ordre économique, lorsque l'on sait que produire écologique revient plus cher ? Pour Pascal Lenoir, « il ne faut pas opposer économie et environnement. Essayer d'agir le moins possible de façon néfaste, c'est aussi des coûts en moins », affirme-t-il. Pour Benoît Moreau, de l'Union nationale de l'imprimerie et de la communication (Unic), « l'intérêt est de créer des relations différentes avec nos clients, autour de notions de cohérence, de partage de valeur, pour s'inscrire dans des relations de long terme. »

Thématique

close

S’abonner à #La Lettre