Béatrice Duval redéfinit l’identité de Denoël | Livres Hebdo

Par Pauline Leduc, le 17.03.2017 Madrigall

Béatrice Duval redéfinit l’identité de Denoël

Béatrice Duval, directrice des éditions Denoël, lance une nouvelle charte graphique aux lignes épurées. - Photo OLIVIER DION

Le 4 mai, les libraires verront arriver dans leurs rayons les premiers romans ayant bénéficié de la nouvelle charte graphique de Denoël. Sur la couverture des Petits miracles au bureau des objets trouvés de l’Italien Salvatore Basile, on trouvera les trois points colorés qui deviennent la marque de fabrique de la filiale de Madrigall. Pour mettre en lumière la maison, qui publie une soixantaine de nouveautés par an, sa directrice Béatrice Duval a décidé de travailler Denoël "comme une marque à part entière". "Nous sommes allés voir Lonsdale, une agence qui collabore notamment avec Vichy ou Montblanc, et avons cherché à créer un repère graphique reconnaissable", explique-t-elle.

L’ancienne directrice adjointe du domaine étranger des Presses de la Cité, arrivée il y a cinq ans à la tête de la maison, a bien conscience que les lecteurs n’achètent pas un livre "en fonction de l’éditeur qui le publie", mais souhaite qu’ils puissent "reconnaître, presque inconsciemment, l’identité de notre maison" grâce au nouveau logo. Les trois points qui "appellent à l’imagination et à l’évasion" se déclineront dans quatre couleurs différentes, représentant les nouveaux univers de la maison. Et c’est là un autre chantier lancé par Béatrice Duval afin de préciser la "ligne Denoël" : harmoniser les différentes collections de la maison. "Il y en avait une douzaine lorsque je suis arrivée, et à partir du mois de mai, nous regroupons nos titres dans quatre univers : le domaine français, "Sueurs froides" [collection de romans policiers datant de 1962, relancée en 2013, NDLR], "Littérature étrangère" et "Lunes d’encre", dédié à la science-fiction", détaille l’éditrice.

Cette réorganisation vient compléter le travail entrepris par la directrice de Denoël depuis 2011. Celle qui a notamment découvert Le chuchoteur pour Calmann-Lévy ou Le diable s’habille en Prada pour Fleuve Noir avait alors été engagée par Antoine Gallimard afin que Denöel renoue avec ses grandes heures, marquées par le succès du roman populaire, et que ses finances se redressent. La maison, qui ne communique pas sur ses chiffres, se porte bien, assure Béatrice Duval, "et tout particulièrement ces trois dernières années". Denoël a notamment bénéficié de l’énorme succès de La bibliothèque des cœurs cabossés, un feel-good book qui s’est écoulé à 110 000 exemplaires.

Pauline Leduc

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