Alléger la charge administrative des éditeurs : rencontre avec Audiens, expert de la protection sociale
Parce qu'il lit une centaine de romans par an en tant que critique littéraire tout en étant conseiller Audiens, Julien Coquet possède une double casquette idéale pour comprendre le quotidien des éditeurs. À la croisée de ces deux univers, il prend la parole dans une courte vidéo sous forme de questions-réponses. Sachant à quel point les démarches légales peuvent être chronophages pour ces maisons, il y détaille les solutions d'accompagnement permettant aux professionnels de se recentrer sur l'essentiel, les livres.
à
10h50
Comment concilier la passion du métier d’éditeur avec les exigences de la gestion administrative ? Entre les auteurs, la sélection des manuscrits, les relectures, les lancements et les autres actions de promotion, les contrats de santé et de prévoyance, pourtant essentiels au bon fonctionnement des entreprises, peinent à se hisser en haut de la pile des priorités des éditeurs et éditrices indépendants.
Pour répondre à cette réalité, Audiens prend la parole à travers un jeu de questions-réponses vidéo, réalisé par Livres Hebdo et incarné par Julien Coquet. Conseiller Audiens et critique littéraire sur son temps libre, il incarne le trait d’union entre ces deux univers et offre l’occasion de revenir sur le rôle, les spécificités et l’expertise de ce groupe de protection sociale dédié aux métiers de la culture.
Depuis plus de vingt ans, Audiens accompagne les professionnels de la création, de l'information et des loisirs. Ce groupe paritaire à but non lucratif protège aujourd'hui plus de 43 000 entreprises et leurs salariés, et près d’un million de personnes. Contrairement aux organismes interprofessionnels classiques, sa démarche repose sur une spécialisation qui lui permet d'appréhender les réalités sociales, économiques et les trajectoires professionnelles souvent fragmentées de ce secteur. L'enjeu consiste à rendre ces professionnels « libres d'inquiétudes face à l'avenir, face aux imprévus de la vie » afin qu'ils puissent se consacrer pleinement à leur mission première, « créer et informer ».
Rendre les professionnels de la culture « libres d’inquiétudes face à l’avenir »
Partenaire historique des branches de l'édition musicale et de l'édition phonographique, Audiens a vu son périmètre s'élargir. Depuis le 1er janvier 2025, suite à la fusion des conventions collectives de ces métiers avec celle du livre, la branche professionnelle a officiellement co-recommandé le groupe pour assurer la prévoyance de l'ensemble des salariés de l'édition. Plus concrètement, ce sont les syndicats et les représentants des employeurs qui ont fait le choix conjoint de s'appuyer sur cet organisme en raison de son ADN tourné vers la culture et de sa capacité à proposer un accompagnement personnalisé et adapté aux réalités du secteur de l’édition littéraire.
Anticiper les risques lourds
Dans cette courte vidéo, Julien Coquet relève avec humour que l’un des points communs des professionnels du livre est le port de lunettes, symbole de l’inévitable « fatigue visuelle » liée à la lecture perpétuelle de manuscrits. Si la complémentaire santé répond à ce type de besoin quotidien, le contrat de prévoyance, moins connu, prend en charge les événements de plus grande ampleur. Ces derniers regroupent les arrêts maladie, l’invalidité et le décès. Dans les maisons d'édition indépendantes, souvent constituées d'équipes restreintes, l'absence de toute personne fragilise la structure. Ces contrats agissent comme un filet de sécurité pour maintenir l'activité face à ce type de risque.
Alléger la charge administrative
Pour de nombreux acteurs de l'édition, la gestion de ces obligations légales s'apparente à une montagne de papiers digne du Procès de Kafka, où le personnage se perd dans un labyrinthe administratif sans fin. Conscient que ces professionnels manquent de temps pour s'y consacrer, l'organisme axe son accompagnement sur la simplification des démarches. Une délégation qui répond à un besoin concret : alléger la charge mentale des éditeurs pour leur permettre de se consacrer à ce qui compte vraiment, les livres.
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Par
Souen Léger
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