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Vivendi dément toute velléité de céder Editis à Prisa

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Vivendi dément toute velléité de céder Editis à Prisa

Un article de La Lettre A paru ce 22 décembre prête à Vivendi l’intention de céder Editis au groupe espagnol Prisa, dont Vivendi est aussi actionnaire, en vue d’acquérir Hachette. « Tout est faux », a démenti Vivendi auprès de Livres Hebdo. Le groupe dirigé par Vincent Bolloré envisage plutôt de vendre certains segments d’Editis pour se conformer à la réglementation anti-monopole.

Par Charles Knappek
Créé le 22.12.2021 à 17h00

Le groupe Vivendi dément formellement vouloir vendre Editis au groupe espagnol Prisa. L’information, parue ce 22 décembre dans La Lettre A, est « abracadabrantesque », a réagi auprès de Livres Hebdo Simon Gillham, membre du directoire de Vivendi.

Selon La Lettre A, la cession d’Editis à Prisa, aujourd’hui contrôlé par le fonds d’investissement Amber Capital (29,84%), Vivendi SE (9,93%) et Telefonica (9,44%), aurait permis à Vincent Bolloré d’obtenir le feu vert des autorités de la concurrence en vue d’absorber la SA Lagardère et sa filiale Hachette, numéro un français et numéro trois mondial de l’édition généraliste. Au terme de l’OPA que lancera Vivendi sur le groupe Lagardère en février, Vincent Bolloré se retrouvera en effet en situation de monopole et contraint de se plier aux réglementations françaises et européennes.

Mais plutôt que de céder tout Editis, Vivendi explique à Livres Hebdo préférer, pour l’heure, un autre scénario. Le groupe envisage la cession des segments les plus exposés au risque de situation monopolistique. Sont particulièrement concernées les activités d’édition dans les domaines du scolaire, du parascolaire, du dictionnaire (le Robert chez Editis et le Larousse chez Hachette) ou encore du poche (Pocket chez Editis et Le Livre de poche chez Hachette).

A date, Vivendi n’a fait état d’aucune négociation en cours avec d’autres groupes d’édition pour la cession des départements concernés.

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